Category: Uncategorised

…emmailloté et couché dans une mangeoire…

Réflexions sur l’Évangile de Noël et les crèches de Noël

Ces dernières années, j’ai vu de nombreuses crèches de Noël. Dans des expositions et dans des églises.

La grande majorité des crèches de Noël représentent ce que l’Évangile selon Luc raconte de la naissance de Jésus.

En ces jours-là, parut un édit de l’empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre – ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie. –

Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine.

Joseph, lui aussi, monta de Galilée, depuis la ville de Nazareth, vers la Judée, jusqu’à la ville de David appelée Bethléem. Il était en effet de la maison et de la lignée de David.

Il venait se faire recenser avec Marie, qui lui avait été accordée en mariage et qui était enceinte.

Or, pendant qu’ils étaient là, le temps où elle devait enfanter fut accompli.

Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune.(Luc 2:1-7)

Et l’ange annonce aux bergers :

Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur.

Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire.(Luc 2:11-12)


Je me demande comment il est possible que, pendant des siècles, on ait accepté une représentation de la naissance de Jésus dans les crèches de Noël basée sur l’Évangile de Noël, dans laquelle l’enfant nouveau-né est couché presque nu dans une mangeoire. Si Jésus nouveau-né avait vraiment été couché presque nu dans une mangeoire, il aurait rapidement
pris froid et n’aurait probablement pas survécu longtemps après sa naissance.

Marie et Joseph sont bien habillés. Le petit Jésus nouveau-né est couché nu dans la crèche, à l’exception des langes.1

Dans toutes les églises que j’ai visitées, ainsi que dans de nombreuses crèches exposées lors des expositions de crèches, la naissance de Jésus était représentée avec l’enfant presque nu dans une mangeoire et ses parents Marie et Joseph, bien habillés, assis, debout ou agenouillés à côté de lui.

Toute personne qui a déjà tenu dans ses bras un nouveau-né qu’elle aime et dont elle se soucie du bien-être ne le déposerait jamais presque nu dans une mangeoire, dans une étable froide. Comment est-il possible que Marie et Joseph soient représentés comme des parents qui ne s’occupent pas de leur enfant avec soin et amour ?

Dans l’étable, auprès de Marie et Joseph, se trouvent souvent un bœuf et un âne. Ces animaux ne sont pas mentionnés dans l’Évangile selon Luc, mais ils étaient déjà représentés avec la mangeoire à l’époque paléochrétienne. Cela a ensuite inspiré le récit selon lequel le bœuf et l’âne auraient réchauffé de leur souffle le nouveau-né Jésus qui avait froid.

Adveniat, l’organisation caritative latino-américaine de l’Église catholique en Allemagne, a publié à ce sujet un conte de Noël2 intitulé « L’enfant, le bœuf et l’âne ». En voici un extrait :


Cette histoire raconte celle de deux bêtes de somme âgées et malades, un bœuf et un âne, qui doivent être conduits à l’abattoir le lendemain par leur propriétaire.


Si cela était vrai, que Joseph essayait de réchauffer son nouveau-né tremblant de froid avec son souffle et que Marie ne savait apparemment pas non plus comment garder le petit Jésus au chaud, il serait peut-être temps de leur retirer la garde parentale de leur enfant…

Comment est-il possible que l’Église catholique publie une histoire aussi absurde sur la naissance de Jésus ?

Il s’agit ici du fondement même de la foi chrétienne, l’incarnation de Dieu par la naissance de Jésus qui, selon l’enseignement de l’Église, est « vrai Dieu et vrai homme ». Et puis on invente une histoire dans laquelle les parents de Jésus se montrent totalement incompétents et où un bœuf et un âne sauvent l’enfant de l’hypothermie ?

Croire en Jésus comme fils de Dieu implique inévitablement qu’il est aussi un enfant humain, un bébé avec les mêmes besoins que tous les autres bébés humains. Et comme, selon les écrits bibliques, ses parents avaient été choisis par Dieu (Luc 1,26-38 et Matthieu 1,18-25), on doit supposer qu’ils attendaient leur petit fils avec impatience et joie et qu’ils s’occupaient de lui avec soin et amour. En plaçant Marie et Joseph à côté de la mangeoire dans les crèches de Noël, souvent en prière, mais sans répondre aux besoins de leur enfant, on méconnaît l’importance que les soins humains pleins d’amour avaient pour Jésus, tout comme pour n’importe quel autre nouveau-né.

Tous les adultes, et même l’ange, un être céleste, sont bien habillés. Le petit Jésus nouveau-né est couché nu dans la mangeoire. Le bœuf et l’âne ont la tête tout près de lui

Marie et Joseph sont bien habillés. Le petit Jésus nouveau-né est couché dans la mangeoire, vêtu uniquement d’une chemise. Le bœuf et l’âne ont la tête tout près de lui. Crèche de Noël de l’église Saint-Nicaise à Saint-Nic dans le Finistère

Tous les adultes sont bien habillés. Le petit Jésus nouveau-né est couché nu, à l’exception de ses langes, dans la mangeoire. Marie et Joseph prient devant leur fils. Le bœuf et l’âne ont la tête près de la mangeoire.


Dans les expositions de crèches, on trouve également des représentations populaires de la naissance de Jésus avec une crèche, comme le raconte l’Évangile. Mais on s’est manifestement soucié du bien-être de l’enfant, car le petit Jésus n’est pas couché dans la crèche, il est dans les bras de sa mère.

Sur cette peinture d’une exposition de crèches, on s’est tenu proche du texte de l’Évangile. Mais Jésus n’a pas froid, il est enveloppé dans une couverture dans les bras de sa mère, au-dessus de la crèche.

Marie tient le petit Jésus près de son corps afin de le garder au chaud.

Marie tient dans ses bras le nouveau-né Jésus, emmailloté dans des bandes de tissu, comme c’était la coutume dans de nombreuses cultures et comme cela se fait encore aujourd’hui dans certaines.

Peut-être l’évangéliste Luc voulait-il dire que Jésus, comme dans la crèche ci-dessus, était emmailloté dans des bandes de tissu, et pas seulement dans des langes ? Mais pourquoi, malgré cette possibilité, l’Évangile a-t-il été interprété de telle sorte que, dans la plupart des crèches, Jésus est représenté nu, couché dans la mangeoire, vêtu uniquement de langes ?

Dans cette crèche de Noël originaire d’Ukraine, le petit Jésus est aussi bien habillé que les adultes. Marie tient Jésus dans ses bras. Il est important de prendre tendrement soin de l’enfant. La mangeoire, ainsi que le bœuf et l’âne, n’apparaissent pas dans cette représentation.


Les expositions de crèches présentaient également plusieurs images de Marie et Joseph avec Jésus nouveau-né, qui soulignaient l’importance de l’attention et de l’amour dans toute la famille.

Marie tient son nouveau-né dans ses bras. Joseph a mis son bras autour de Marie et de l’enfant. Le bœuf et l’âne sont présents, mais coucher le nouveau-né dans une mangeoire ne correspondait manifestement pas à l’idée que l’artiste se faisait d’une famille aimante.

Marie et Joseph s’occupent ensemble de leur nouveau-né.




Voici ma crèche de Noël, que j’ai trouvée il y a deux ans.

Marie regarde l’enfant qu’elle tient dans ses bras. Cela montre l’amour et l’attention que Marie porte au petit Jésus, qui tend les bras vers elle. Joseph est tourné vers Marie et le petit Jésus. Marie, Joseph et le petit Jésus, une famille qui est là les uns pour les autres.


Ne faut-il pas supposer que l’amour de Marie et Joseph pour le petit Jésus a également joué un rôle important dans l’enseignement du Jésus adulte ? Pour sa prédication de l’amour de Dieu, de l’amour de soi et du prochain comme fondement de notre vie et de tout ce que nous faisons.










  1. À l’exception d’une photo, toutes les scènes de la naissance de Jésus présentées ici proviennent d’expositions de crèches dans le Finistère/Bretagne. ↩︎
  2. https://adveniat.de/wp-content/uploads/2023/10/Das_Kind_der_Ochse_und_der_Esel.pdf ↩︎
  3. Traduction du texte: Mechthild WH ↩︎

…in Windeln gewickelt, in einer Krippe…

Gedanken zum Weihnachtsevangelium und zu den Weihnachtskrippen

In den letzten Jahren habe ich mir viele Weihnachtskrippen angesehen. Auf Krippenausstellungen und in Kirchen.

Die große Mehrheit der Weihnachtskrippen stellt dar, was im Evangelium nach Lukas über die Geburt Jesu berichtet wird.

In jenen Tagen erließ Kaiser Augustus den Befehl, alle Bewohner des Reiches in Steuerlisten einzutragen.
Dies geschah zum ersten Mal; damals war Quirinius Statthalter von Syrien.
Da ging jeder in seine Stadt, um sich eintragen zu lassen.
So zog auch Josef von der Stadt Nazaret in Galiläa hinauf nach Judäa in die Stadt Davids, die Betlehem heißt; denn er war aus dem Haus und Geschlecht Davids.
Er wollte sich eintragen lassen mit Maria, seiner Verlobten, die ein Kind erwartete.
Als sie dort waren, kam für Maria die Zeit ihrer Niederkunft,
und sie gebar ihren Sohn, den Erstgeborenen.
Sie wickelte ihn in Windeln und legte ihn in eine Krippe, weil in der Herberge kein Platz für sie war
(Lk 2,1-7)

Und den Hirten wird vom Engel mitgeteilt:

Heute ist euch in der Stadt Davids der Retter geboren; er ist der Messias, der Herr.
Und das soll euch als Zeichen dienen: Ihr werdet ein Kind finden, das, in Windeln gewickelt, in einer Krippe liegt.(Lk 2,11-12)

Ich wundere mich, wie es möglich ist, dass man über die Jahrhunderte eine auf dem Weihnachtsevangelium basierende Darstellung der Geburt Jesu in den Weihnachtskrippen akzeptiert hat, in denen das neugeborene Kind halbnackt in einer Futterkrippe liegt. Wenn man den neugeborenen Jesus wirklich halbnackt in eine Futterkrippe gelegt hätte, dann wäre er schnell ausgekühlt, und hätte vermutlich seine Geburt nicht lange überlebt.

Maria und Josef sind warm bekleidet.
Der kleine, neugeborene Jesus liegt bis auf die Windeln nackt in der Krippe.
1

In allen Kirchen, die ich besucht habe, und auch in sehr vielen Weihnachtskrippen auf den
Krippenausstellungen, wurde die Geburt Jesu dargestellt mit dem halbnackten Kind in einer
Futterkrippe. Seine voll bekleideten Eltern sitzen, stehen oder knien daneben.

Jeder, der jemals ein neugeborenes Kind im Arm gehalten hat, das er liebt, dessen Wohlbefinden
ihm am Herzen liegt, würde es niemals halbnackt in einem kalten Stall in einer Futterkrippe
ablegen. Wie ist es möglich, dass man Maria und Josef als so wenig fürsorgliche Eltern darstellt?

Im Stall bei Maria und Josef befinden sich oft ein Ochse und ein Esel. Diese Tiere werden im
Evangelium nach Lukas nicht erwähnt, wurden aber schon in frühchristlicher Zeit zusammen mit der Krippe dargestellt. Das hat dann dazu inspiriert, zu berichten, dass der Ochse und der Esel den neugeborenen, frierenden Jesus mit ihrem Atem gewärmt hätten.

Adveniat, das Lateinamerika-Hilfswerk der katholischen Kirche in Deutschland, hat dazu eine
Weihnachtsgeschichte2 veröffentlicht “Das Kind, der Ochse und der Esel”. Hier ein Auszug aus der
Geschichte:

“Die Evangelien sprechen nicht von Ochs und Esel, die im Stall neben dem auf Stroh gebetteten Jesus gestanden haben sollen. Aber die Tradition spricht von ihnen. Ihre Geschichte ist ergreifend und gefällt Kindern wie Erwachsenen. Und in diesen ökologischen Zeiten erhält sie eine besondere Bedeutung. Wir möchten die Wahrheit dieser alten Geschichte erzählen, die in jeder Sprache auf eigene Art und Weise erzählt wird.”

Es wird in dieser Geschichte erzählt von zwei alten und kranken Lasttieren, einem Ochsen und einem Esel, die von ihrem Besitzer am nächsten Tag zum Schlachthof gebracht werden sollen.

“Gegen Mitternacht fühlten sie plötzlich, dass sie eine unsichtbare Hand über einen engen Weg zu einem Stall führte. Untereinander sagten sie sich: „Zu was wollen die uns denn jetzt in dieser kalten Nacht zwingen? Wir haben doch zu nichts mehr Kraft!“ Sie wurden zu einer Höhle geführt, in der es ein flackerndes Lichtchen und eine Krippe gab. Sie dachten, sie würden etwas Heu fressen. Aber sie waren ganz verwundert, als sie dort drinnen ein schönes, neu geborenes Kind sahen, das auf Stroh lag und vor Kälte zitterte. Ein darüber gebeugter Mann, Josef, versuchte das Kind mit seinem Atem zu wärmen. Ochs und Esel verstanden sofort. Sie sollten das Kind wärmen. Auch mit ihrem Atem. Sie näherten ihre Mäuler. Als sie die Schönheit und die Ausstrahlung des Kindes bemerkten, zitterten ihre alten Skelette vor Rührung. Und sie spürten eine starke innere Kraft. Mit ihren Mäulern – ganz nahe dran am Kind – begannen sie, langsam über ihm zu atmen, und so wärmte es sich nach und nach.”

Wenn das wirklich stimmen würde, dass Josef versucht, sein frierendes neugeborenes Kind mit seinem Atem zu wärmen, und Maria anscheinend auch nicht weiß, wie sie den kleinen Jesus warmhalten soll, wäre es jetzt wohl an der Zeit den beiden das Sorgerecht für ihr Kind zu entziehen…

Wie ist es möglich, dass die katholische Kirche so eine absurde Geschichte zur Geburt Jesu veröffentlicht?

Hier geht es um die Grundlage des christlichen Glaubens, die Menschwerdung Gottes in der Geburt Jesu, der laut Lehre der Kirche “wahrer Gott und wahrer Mensch” ist. Und dann erfindet man hier so eine Geschichte, in der Jesus’ Eltern völlig versagen und ein Ochse und ein Esel das Kind davor retten an Unterkühlung zu sterben?

Mit dem Glauben an Jesus als Gottessohn ist untrennbar verbunden, dass er auch ein Menschenkind ist, ein Baby mit denselben Bedürfnissen wie alle anderen menschlichen Babys. Und da seine Eltern nach den Erzählungen der Bibel von Gott auserwählt waren (Luk 1,26–38 und Mt 1,18-25) ist doch anzunehmen, dass sie ihren kleinen Sohn mit Sehnsucht und Freude erwartet und sich mit liebevoller Fürsorge um ihn gekümmert haben. Indem Maria und Josef in den Weihnachtskrippen neben der Krippe stehen, oft betend, aber nicht auf die Bedürfnisse ihres Kindes eingehend, verkennt man, wie wichtig die liebevolle, menschliche Fürsorge für Jesus war, genau wie für jedes andere Neugeborene.

Alle Erwachsenen und sogar der Engel, ein himmlisches Wesen, sind gut bekleidet. Der kleine, neugeborene Jesus liegt nackt in der Krippe. Ochs und Esel sind mit ihren Köpfen dicht neben ihm.

Maria und Josef sind gut bekleidet. Der kleine, neugeborene Jesus liegt nur mit einem Hemd bekleidet in der Krippe. Ochs und Esel sind mit ihren Köpfen dicht neben ihm.
Weihnachtskrippe aus der Kirche Saint-Nicaise im Ort Saint-Nic in Finistère

Alle Erwachsenen sind gut bekleidet. Der kleine, neugeborene Jesus liegt, bis auf die Windeln, nackt in der Futterkrippe. Maria und Josef beten vor ihrem Sohn. Ochs und Esel sind mit ihren Köpfen dicht neben der Krippe.

In den Krippenausstellungen findet man auch volkstümliche Darstellungen der Geburt Jesu mit einer Krippe, so wie im Evangelium berichtet. Aber man hat sich offensichtlich Gedanken über das Wohlbefinden des Kindes gemacht hat, denn der kleine Jesus liegt nicht in der Krippe, er ist in den Armen seiner Mutter.

Auf diesem Gemälde von einer Krippenausstellung hat man sich nah am Text des Evangeliums gehalten. Aber Jesus muss nicht frieren, er ist in eine Decke gewickelt in den Armen seiner Mutter oben auf der Krippe.

Maria hält den kleinen Jesus nach der Geburt dicht an ihren eigenen Körper, so kann sie ihr Kind warmhalten.

Maria hält in ihren Armen den neugeborenen Jesus, der fest mit Stoffbinden umwickelt ist, so wie es in vielen Kulturen üblich war und teilweise heute noch ist.

Vielleicht meinte ja der Evangelist Lukas, dass Jesus, wie in der obigen Krippendarstellung, fest in Stoffbinden gewickelt wurde, und nicht einfach nur in Windeln? Warum wurde dann aber das Evangelium trotz dieser Möglichkeit dahin gedeutet, dass Jesus in den meisten Krippen nur mit Windeln bekleidet, nackt in die Futterkrippe liegend dargestellt wird?

In dieser Weihnachtskrippe aus der Ukraine ist der kleine Jesus genau wie die Erwachsenen voll bekleidet. Maria hält Jesus in den Armen. Die liebevolle Fürsorge für das Kind ist wichtig. Auf die Darstellung der Futterkrippe, und auch auf Ochs und Esel, hat man verzichtet.

In den Krippenausstellungen gab es auch mehrere bildliche Darstellungen von Maria und Josef zusammen mit dem neugeborenen Jesus, die die Bedeutung der Fürsorge und Liebe in der ganzen Familie hervorheben.

Maria hält ihr neugeborenes Kind in den Armen. Josef hat den Arm um Maria und das Kind gelegt.

Maria und Josef kümmern sich gemeinsam um ihr neugeborenes Kind.

.

Dies ist meine Weihnachtskrippe, die ich vor zwei Jahren gefunden habe:

Maria blickt auf das Kind, das sie in ihren Armen hält. Es zeigt die liebevolle Fürsorge Marias für den kleinen Jesus, der ihr seine Arme entgegenstreckt. Josef ist Maria und dem kleinen Jesus zugewandt. Maria, Josef und der kleine Jesus als eine Familie, die füreinander da ist.

Sollte man nicht annehmen, dass die Liebe von Maria und Josef für den kleinen Jesus auch von großer Bedeutung gewesen ist für die Lehre des erwachsenen Jesus? Für seine Verkündigung der Gottesliebe und der Selbst- und Nächstenliebe als Grundlage für unser Leben und für alles, was wir tun.

………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………

  1. Bis auf ein Foto, stammen alle hier abgebildeten Darstellungen der Geburt Jesu von Krippenausstellungen in Finistère/Bretagne ↩︎
  2. https://adveniat.de/wp-content/uploads/2023/10/Das_Kind_der_Ochse_und_der_Esel.pdf ↩︎

Tanker om påsken

Die deutsche Version findet ihr hier: Gedanken zum Osterfest

De siste ukene har jeg tenkt mye på påsken som kristen høytid.

I november 2024 ble det publisert et intervju med den katolske fundamentalteologen Magnus Striet1 på nettstedet katholisch.de i anledning hans nye bok «Alte Formeln- lebendiger Glaube»2.

Gamle formler – levende tro. Trosbekjennelsen tolket for vår tid (Oversettelse av boktittelen MWH)

Jeg har nå lest boken hans. Det er mye i den som jeg selv allerede har reflektert over.

Det som har gjort særlig inntrykk på meg, er at Striet ikke lenger anser det som holdbart å tro at Jesu død på korset var et nødvendig offer for å sone menneskehetens synder og forsone oss med Gud.

Boken er en tolkning av den nikensk-konstantinopolitanske trosbekjennelsen, også kjent i den katolske kirke som «Den store trosbekjennelsen». Der står det i forbindelse med Jesu død på korset:

«Han ble korsfestet for oss under Pontius Pilatus, led og ble begravet…».

Magnus Striet skriver: « For oss skulle vel fram for alt minne om tanken om en stedfortredende soningsdød. Bortsett fra at dette ville ødelegge Guds moralske verdighet, hvis han hadde trengt et sonoffer, ville dette bety at Jesu voldelige død var nødvendig.»3 (oversettelse MWH)

Jeg undrer meg over at en katolsk fundamentalteolog kan skrive noe slikt i dag uten at det får noen kirkerettslige konsekvenser, og si i et intervju med katholisch.de: «Jeg sier farvel til den klassiske soteriologien, dvs. læren om at Gud måtte sone menneskenes synder på korset på deres vegne.»4

Min barndom som katolsk jente og mitt liv som ung voksen var preget av at jeg måtte tro på alt som Kirken forkynte som sannhet under trussel om strenge straffer for synd. Og ifølge Kirkens lære har denne Kirkens sannhet sitt opphav i Gud og er derfor en evig sannhet.

Katolsk katekisme, s.120 (understreket av meg her i sitatet med rødt for å framheve denne setnigen)5

Den katolske kirke lærer oss det Gud har åpenbart. «Gjennom kirken skulle Guds mangfoldige visdom bli kjent» (Ef. 3:10). Det er derfor vi må lytte til Kirken og tro på alt den befaler oss å tro.(Oversettelse MWH)

Katolsk katekisme, s. 121 (Krysset av med blyant av meg som barn, fordi vi måtte skrive av og lære disse setningene utenat)

117. Hva må vi tro?
Vi må tro alt Gud har åpenbart.

118. Hvorfor tror vi på alt Gud har åpenbart?
Vi tror alt som Gud har åpenbart fordi Gud er den evige sannhet: han kan ikke feile og ikke lyve.

119. Hvem lærer oss hva Gud har åpenbart?
Den katolske kirke lærer oss det Gud har åpenbart.

(Oversettelse MWH)

Jeg måtte se etter hva som står i katekismen min i forhold til det Magnus Striet sier om Jesu død på korset,

Katholsk katekisme, s.59

Jesu lidelse og død var et offer av uendelig verdi. I dette offeret var Guds inkarnerte Sønn både offerprest og offergave. Han ofret seg selv til sin himmelske Far i fullkommen kjærlighet og dypeste hengivenhet.

Kristus er hele menneskehetens yppersteprest. Han har bragt sitt offer for alle mennesker og for alle tider. Derfor finnes det bare ett offer i den nye pakt: vår Herre Jesu Kristi offer. Dette ene offeret vises og feires i hver eneste hellige messe.
(Oversettelse MWH)

Når jeg leser dette i dag, blir jeg kvalm. Jesus døde altså en grusom død på korset for å ofre seg selv til sin Far «i fullkommen kjærlighet og den dypeste hengivenhet»? Hva slags Far er dette, hva slags Gud er dette, som trenger drapet av sin Sønn som soning for menneskehetens synder?

At Den katolske kirke lærer at Jesus måtte ofres for oss og våre synder for å frelse oss, er egentlig veldig merkelig, siden Gud ifølge Bibelen allerede hindret Abraham i å ofre sin sønn (1 Mos 22,1-13). Og så skulle Gud ha ønsket at Jesus skulle bli ofret for oss for våre synder gjennom den grusomme døden på korset? Og bare fordi Jesus døde en offerdød, skulle våre synder være sonet og tilgitt?

Samtidig forkynnes det at «Gud er kjærlighet». Passer dette sammen, en kjærlig Gud som krevde sin sønns Jesus grusomme offerdød som en forutsetning for å kunne tilgi menneskene?

Jeg fikk denne katekismen da jeg var ti år gammel. Det som sto i den om troen og kirken, preget livet mitt i mange år. Å reflektere over og å tvile på Kirkens trossannheter var en synd for meg, og jeg var veldig redd for at Gud da ikke lenger ville ha noe med meg å gjøre.

Katolsk katekisme, s. 122/123

Fremfor alt synder den mot troen som frivillig tviler på den, eller som tror noe feil på grunn av egen skyld. De alvorligste syndene mot troen er å falle fra troen eller fornekte troen, f.eks. å melde seg ut av Den katolske kirke.(Oversettelse MWH)

Som ung voksen begynte jeg etter hvert å tenke mer og mer over den katolske kirkens lære og, fremfor alt, dens metoder til å formidle troen.

Det var en lang og vanskelig prosess, med til dels vanvittig frykt for å bli forlatt av Gud. Helt til jeg for meg selv greide å skille klart mellom min tillit til Gud og metodene som kirken bruker for å bestemme over menneskers forhold til Gud.

I juni 1984, i en alder av 32 år, tok jeg beslutningen om at jeg ikke lenger kunne og ikke lenger ville støtte denne kirken gjennom mitt medlemskap, og jeg meldte meg ut av Den katolske kirken. Et vesentlig moment var at jeg opplevde at ikke bare jeg, men også andre mennesker, levde i konstant frykt for å bli utstøtt fra Gud på grunn av en eller annen synd, med den konsekvensen at man havner i helvete etter døden og blir evig adskilt fra Gud.

Gud har vært sentrum i livet mitt siden jeg var barn, og slik er det fortsatt. Men nå får ingen forby meg til å tenke selv. Jeg er overbevist om at Gud har gitt meg forstanden for at jeg skal bruke den.

For å komme tilbake til påsken. Det passer ikke sammen at en elskende Gud ville ha sin sønn Jesus drept på korset som et sonoffer for å forsone seg med oss mennesker. Men som så ofte når noe forferdelig skjer, legger man skylden på Gud i stedet for å se på menneskenes ansvar.

Alle de fire evangelistene forteller at Pilatus trodde at Jesus var uskyldig.6

Matteus forteller også at Pilatus’ kone oppfordrer sin mann å la Jesus være i fred, fordi hun i en drøm har fått vite at Jesus er uskyldig.

“Mens han nå satt på dommersetet, sendte hans hustru bud til han: ‘Ha ikke noe å gjøre med denne uskyldige mannen! Jeg hadde onde drømmer i natt for hans skyld.” (Matt 27,19)

Ifølge dette ville det ha vært Pilatus’ ansvar å sørge for å få Jesus løslatt og forhindre henrettelsen.

Det fortelles videre:

«Men overprestene og de eldste fikk overtalt folkemengden til å kreve Barrabas frigitt og få Jesus henrettet.» (Matt 27,20)

“Da landshøvdingen så spurte dem: ‘Hvem av de to ønsker dere frigitt? Svarte de: “Barabbas!”
(Matt 27,21)

Dette bringer oss tilbake til menneskets ansvar, nemlig ansvaret hver og en av oss har for å tenke selv og bestemme hva som er riktig å gjøre, og ikke bare følge ledere og mengden. Det var det som gjaldt den gang, og det gjelder like mye i dag.

Jesus etterlot oss et budskap:

“Dette er mitt bud til dere: Elsk hverandre!” (Joh 15,17)

Kjærligheten skal være grunnlaget og det vesentlige i alle våre handlinger (1 Kor 13), og på budene om å elske Gud og å elske oss selv og vår neste7 «hviler hele loven og profetene». (Matt 22,40)

I motsetning til mange andre bibelske tekster byr ikke kjærlighetsbudene på den vanskeligheten at de må vurderes i den daværende historiske og kulturelle konteksten og i forhold til datidens vitenskapelige ståsted. Kjærlighetsbudene er tidløse, de er like gyldige i dag som de var da Jesus levde.

I påsken som religiøs høytid, feirer vi at Jesus Kristus ble vekket opp fra de døde. Dette gir oss også håp. Jeg tror på et liv etter den jordiske død, og jeg synes tanken på at vi også har muligheten til å leve videre hos Gud etter vår død er veldig trøstende og fint.

Evangelisten Lukas forteller at en lovkyndig spurte Jesus om det evige liv:

Da sto en lovkyndig fram og ville sette Jesus på prøve.

«Mester,» sa han, «hva skal jeg gjøre for å få evig liv?»

«Hva står skrevet i loven?» sa Jesus. «Hva leser du der?»

Han svarte: «Du skal elske Herren din Gud av hele ditt hjerte og av hele din sjel og av all din kraft og av all din forstand, og din neste som deg selv.»

Da sa Jesus: «Du svarte rett. Gjør det, så skal du leve.» (Luk 10, 25-28)

————————————————————————————————————————————————————————–

  1. Striet: Habe mich von klassischer Lehre von der Erlösung verabschiedet – katholisch.de ↩︎
  2. Magnus Striet: Alte Formeln – lebendiger Glaube. Das Glaubensbekenntnis ausgelegt für die Gegenwart, Freiburg 2024 ↩︎
  3. Magnus Striet: Alte Formeln – lebendiger Glaube. Das Glaubensbekenntnis ausgelegt für die Gegenwart, Freiburg 2024, S.92 ↩︎
  4. Striet: Habe mich von klassischer Lehre von der Erlösung verabschiedet – katholisch.de ↩︎
  5. Katholischer Katechismus der Bistümer Deutschlands, Osnabrück 1960
    Alle sitater i denne teksten vedrørende den katolske katekismen er hentet fra denne utgaven
    ↩︎
  6. Matt 27,11-26; Mark 15,1-15; Luk 23,1-25; Joh 18,1–19,16 ↩︎
  7. Matt 22, 36-40; Luk 10, 25-28; Mark 12, 28-34 ↩︎

Gedanken zum Osterfest

Den norske versjonen finner dere her: Tanker om påsken

In den letzten Wochen habe ich viel über Ostern als christliches Fest nachgedacht.

Im November 2024 tauchte auf der Webseite von katholisch.de ein Interview mit dem katholischen Fundamentaltheologen Magnus Striet auf1, anlässlich seines neuen Buches „Alte Formeln – lebendiger Glaube“.2

Ich habe sein Buch inzwischen gelesen. Darin gibt es vieles, über das ich auch schon nachgedacht habe.

Was mich besonders beeindruckt hat, ist, dass Striet den Glaubenssatz als nicht mehr tragbar ansieht, dass der Tod Jesu am Kreuz ein notwendiges Opfer war, um für die Sünden der Menschen zu sühnen und uns mit Gott zu versöhnen.

Das Buch ist eine Auslegung des Nicäno-Konstantinopolitanum, in der katholischen Kirche auch als das „Große Glaubensbekenntnis“ bezeichnet. Dort heißt es in Bezug auf den Kreuzestod Jesu:

Er wurde für uns gekreuzigt unter Pontius Pilatus, hat gelitten und ist begraben worden…“.

Magnus Striet schreibt dazu: „Das für uns dürfte zumeist die erinnerte, wirkmächtige Vorstellung vom stellvertrenden Sühnetod aufrufen. Abgesehen davon, dass dies die moralische Dignität Gottes vernichten würde, wenn er das sühnende Opfer für sich gebraucht haben sollte, würde dies voraussetzen, dass der gewaltsame Tod Jesu notwendig war.“3

Ich wundere mich, dass ein katholischer Fundamentaltheologe heute ohne kirchenrechtliche Konsequenzen so etwas schreiben, und dann im Interview mit katholisch.de sagen kann „Von der klassischen Soteriologie, also der Lehre, dass Gott stellvertretend für die Menschen ihre Sünden am Kreuz sühnen musste, verabschiede ich mich ganz entschieden.4

Meine Kindheit als katholisches Mädchen und mein Leben als junge Erwachsene waren davon geprägt, dass ich unter Androhung von schweren Sündenstrafen alles glauben musste, was die Kirche als Wahrheit verkündete. Und nach der Lehre der Kirche hat diese Wahrheit der Kirche ihren Ursprung in Gott, und ist damit eine ewige Wahrheit.

Katholischer Katechismus, S.120 (zur Verdeutlichung jetzt hier rot unterstrichen)5

Katholischer Katechismus, S.121 (Mit Bleistift von mir als Kind angekreuzt, weil wir diese Sätze damals abschreiben und auswendig lernen mussten)


Da musste ich doch jetzt in Bezug auf das was Magnus Striet über den Tod Jesu am Kreuz sagt, gleich mal nachsehen, was dazu in meinem Katechismus steht.

Katholischer Katechismus, S.59

Wenn ich das heute lese, wird mir übel. Jesus starb also einen grausamen Tod am Kreuz, um sich „in vollkommener Liebe und reinster Hingabe“ seinem Vater als Opfer darzubringen? Was ist denn das für ein Vater, was ist denn das für ein Gott, der die Ermordung seines Sohnes als Sühne für die Sünden der Menschen braucht?

Dass die katholische Kirche lehrt, dass Jesus für uns und unsere Sünden geopfert werden musste, um uns zu erlösen, ist eigentlich sehr merkwürdig, da ja laut Bibel schon Abraham durch Gott daran gehindert wurde, seinen Sohn zu opfern (Gen 22, 1-13). Und dann soll Gott gewollt haben, dass Jesus für unsere Sünden durch den grausamen Tod am Kreuz für uns geopfert wird? Erst dadurch, dass Jesus den Opfertod starb, sollen unsere Sünden gesühnt und vergeben sein?

Gleichzeitig wird verkündet „Gott ist Liebe“. Passt das zusammen, ein liebender Gott, der als Voraussetzung, um den Menschen verzeihen zu können, den grausamen Opfertod seines Sohnes Jesus verlangt?


Ich habe diesen Katechismus im Alter von zehn Jahren bekommen. Was darin über den Glauben und die Kirche steht, hat mein Leben über viele Jahre geprägt. Nachzudenken und zu zweifeln an den Glaubenswahrheiten der Kirche war für mich Sünde, und ich hatte große Angst, dass Gott dann nichts mehr mit mir zu tun haben wollte.

Katholischer Katechismus, S.122/123

Als junge Erwachsene fing ich so langsam an, immer mehr über die Lehre und vor allem auch über die Methoden der Glaubensvermittlung der katholischen Kirche nachzudenken.

Es wurde ein langer und schwerer Prozess mit teilweise wahnsinniger Angst davor, von Gott verlassen zu werden. Bis ich dann soweit war, dass ich für mich klar unterscheiden konnte zwischen meinem Vertrauen in Gott und den Methoden, mit denen die katholische Kirche versucht, das Verhältnis der Menschen zu Gott zu bestimmen.

Im Juni 1984, im Alter von 32 Jahren, habe ich dann die Entscheidung getroffen, dass ich diese Kirche nicht mehr durch meine Mitgliedschaft unterstützen konnte und wollte, und bin aus der katholischen Kirche ausgetreten. Ein wesentliches Moment war dabei, dass ich erlebt habe, dass nicht nur ich, sondern auch andere Menschen in ständiger Angst davor lebten, aufgrund irgendwelcher Sünden von Gott verstoßen zu werden, mit der Konsequenz nach dem Tode in die Hölle zu kommen und ewig von Gott getrennt zu sein.

Gott war für mich seit meiner Kindheit das Zentrum meines Lebens, und so ist es auch immer noch. Nur lasse ich mir jetzt von niemanden mehr das Nachdenken verbieten. Ich bin davon überzeugt, dass ich meinen Verstand von Gott bekommen habe, um ihn zu gebrauchen.

Um auf Ostern zurückzukommen. Es passt nicht zu einem liebenden Gott, dass er die Ermordung seines Sohnes Jesus am Kreuz als Sühneopfer wollte, um sich mit uns Menschen zu versöhnen. Aber wie sooft, wenn etwas Schreckliches geschieht, wird Gott die Verantwortung dafür gegeben, statt einen Blick auf die menschliche Verantwortung zu werfen.

Bei allen vier Evangelisten wird berichtet, dass Pilatus Jesus für unschuldig hielt.6

Bei Matthäus wird außerdem noch berichtet, dass die Frau von Pilatus ihren Mann auffordert von Jesus zu lassen, da sie in einem Traum erfahren hat, dass Jesus unschuldig ist.

Während Pilatus auf dem Richterstuhl saß, ließ ihm seine Frau sagen: Lass die Hände von diesem Mann, er ist unschuldig. Ich hatte seinetwegen heute Nacht einen schrecklichen Traum.“ (Mt 27,19)

Demnach wäre es also in der Verantwortung von Pilatus gewesen, Maßnahmen zu ergreifen, um Jesus freizulassen und seine Hinrichtung zu verhindern.

Weiter wird berichtet:

Inzwischen überredeten die Hohenpriester und die Ältesten die Menge, die Freilassung des Barabbas zu fordern, Jesus aber hinrichten zu lassen.“ (Mt 27,20)

Der Statthalter fragte sie: Wen von beiden soll ich freilassen? Sie riefen: Barabbas!“ (Mt 27,21)

Damit sind wir wieder bei der Verantwortung des Menschen, und zwar der Verantwortung jedes Einzelnen von uns, selbst nachzudenken und zu entscheiden, was richtig ist zu tun, und nicht einfach irgendwelchen Anführern und der Menge zu folgen. Das galt damals, und das gilt genauso heute.

Jesus hat uns eine Botschaft hinterlassen:

Dies trage ich euch auf: Liebt einander!“ (Joh 15,17)

Die Liebe soll die Grundlage und das Wesentliche für all unsere Handlungen sein (1 Kor 13) und an den Geboten der Gottesliebe und der Selbst- und Nächstenliebe7hängt das ganze Gesetz samt den Propheten“. (Mt 22,40)

Bei den Geboten der Liebe ergibt sich nicht die Schwierigkeit wie bei vielen anderen Bibelstellen, dass man sie im damaligen geschichtlichen und kulturellen Zusammenhang und vom damaligen Stand der Wissenschaft aus beurteilen muss. Die Gebote der Liebe sind zeitlos, sie haben heute genauso ihre Gültigkeit, wie zu Lebzeiten Jesu.

An Ostern als religiösem Fest feiern Christen, dass Jesus Christus von den Toten auferweckt wurde. Das gibt Hoffnung für uns Menschen. Ich glaube an ein Leben nach dem irdischen Tod, und ich finde den Gedanken sehr tröstlich und schön, dass auch wir die Möglichkeit haben, nach unserem irdischen Tod bei Gott weiterzuleben

Beim Evangelisten Lukas wird berichtet, dass ein Gesetzeslehrer Jesus die Frage nach dem ewigen Leben stellte:

Da stand ein Gesetzeslehrer auf, und um Jesus auf die Probe zu stellen, fragte er ihn:

Meister, was muss ich tun, um das ewige Leben zu gewinnen?

Jesus sagte zu ihm: Was steht im Gesetz? Was liest du dort?

Er antwortete: Du sollst den Herrn, deinen Gott, lieben mit ganzem Herzen und ganzer Seele, mit all deiner Kraft und all deinen Gedanken, und: Deinen Nächsten sollst du lieben wie dich selbst.

Jesus sagte zu ihm: Du hast richtig geantwortet. Handle danach und du wirst leben.“ (Lk 10, 25-28)

———————————————————————————————————————————————————–

  1. Striet: Habe mich von klassischer Lehre von der Erlösung verabschiedet – katholisch.de ↩︎
  2. Magnus Striet: Alte Formeln – lebendiger Glaube. Das Glaubensbekenntnis ausgelegt für die Gegenwart, Freiburg 2024. ↩︎
  3. Magnus Striet: Alte Formeln – lebendiger Glaube. Das Glaubensbekenntnis ausgelegt für die Gegenwart, Freiburg 2024, S.92 ↩︎
  4. Striet: Habe mich von klassischer Lehre von der Erlösung verabschiedet – katholisch.de ↩︎
  5. Katholischer Katechismus der Bistümer Deutschlands, Osnabrück 1960
    Alle in diesem Text angeführten Zitate betreffend den katholischen Katechismus sind dieser Ausgabe entnommen ↩︎
  6. Mt 27,11-26; Mk 15,1-15; Lk 23,1-25; Joh 18,1–19,16 ↩︎
  7. Mt 22, 36-40; Lk 10, 25-28; Mk 12, 28-34 ↩︎

Notre fête de Noël 2024

Die deutsche Version findet ihr hier: Unser Weihnachtsfest 2024

Den norske utgaven finner dere her: Julefeiringen vår 2024


Comme beaucoup d’entre vous le savent, je me réjouis énormément d’assister au “Messie” de Haendel à la chapelle de Versailles le 21 décembre avec mon fils et ma fille. C’est le début de Noël pour moi, la célébration de la naissance de Jésus, telle qu’elle est exprimée dans l’oratorio de Haendel.


Jésus, né à Bethléem…


Si aujourd’hui je pense à Bethléem, des pensées me viennent immédiatement à l’esprit quant au conflit entre Israël et la Palestine.

Je pense à l’attaque du Hamas en Israël le 7 octobre 2023, au cours de laquelle plus de 1200 personnes ont été tuées et plus de 200 personnes ont été prises en otage… Je pense aux informations sur les nombreux bombardements israéliens dans la bande de Gaza, qui ont tué plus de 40 000 Palestiniens et fait des centaines de milliers de personnes qui ont perdu leur chez-soi… Et aux informations sur la hausse des agressions commises par des colons israéliens violents contre des Palestiniens en Cisjordanie…

Et puis, ces dernières semaines, ce livre de cuisine « Bethlehem“est soudainement apparu quelque part sur Internet.


Et le livre de cuisine existe en français aussi :

Fadi Kattan, Bethléem – 90 recettes familiales et traditionelles de Palestine

Ce livre de cuisine m’a fait penser qu’avec les nombreuses personnes et familles qui sont tuées, disparaissent également leurs traditions, les transmissions de l’histoire familiale, leur culture, également leur culture culinaire et leurs recettes, et ce à tous les égards, les transmissions directement de personne à personne, mais aussi par la destruction des sources écrites, des photographies et d’autres témoignages dans les maisons détruites, dans les musées, les bibliothèques, les écoles et les universités rasés par les bombes.

Le livre de cuisine de Bethléem m’a donné l’idée de créer cette année pour Noël un menu composé de plats palestiniens, au lieu du repas de Noël habituel dans notre famille. Les recettes ont leur origine dans la région de Palestine, elles y ont donc été préparées avec des variantes par des personnes de différentes ethnies et religions et font partie de la culture culinaire traditionnelle.

Un bon repas partagé tisse des liens entre les hommes. Avec notre repas de Noël composé des plats de Palestine, nous voulons aussi rendre hommage aux nombreuses personnes dont la vie est brisée dans ce conflit, dont la vie a été ôtée.

Il y a de nombreuses années, quand mon fils avait 14 ans, nous avons assisté à Bergen/Norvège à une soirée de conférences avec un Palestinien et un Israélien de l’organisation Parents Circle – Families Forum.


Il était très impressionnant de voir un Israélien et un Palestinien, qui avaient tous les deux perdu un membre de leur famille dans le conflit, s’engager ensemble pour l’entente et la coexistence pacifique des hommes des deux peuples. La mère de l’Israélien avait été tuée par un attentat dans un bus alors qu’elle rentrait chez elle. Le frère du Palestinien avait été tué par des soldats de l’armée israélienne. Ils avaient tiré sur la voiture dans laquelle le Palestinien se trouvait avec sa famille.

Ces deux hommes nous ont transmis ce qu’on peut également lire sur le site web du Parents Circle – Families Forum :

« Les dirigeants tentent de nous vendre des paroles creuses de victoire, d’héroïsme et de vengeance.
Quelle victoire peut consoler une mère qui a perdu son fils ? Quelle vengeance ramènera le père d’un enfant ?
Nous, au Parents Circle Families Forum israélo-palestinien, avons compris depuis longtemps que les guerres, la violence et la terreur ne font que créer de plus en plus de cycles de vengeance et de haine.
Nous condamnons fermement toute violence, toute terreur et toute tuerie, et nous savons qu’elles ne mèneront pas à la sécurité pour les Israéliens, ni à la liberté et aux droits pour les Palestiniens. » (Traduction MH)

Si je le pouvais, je proposerais le Parents Circle – Families Forum pour le prix Nobel de la paix, mais les citoyens ordinaires n’ont pas le droit de le faire, il faut par exemple être membre de l’Assemblée nationale d’un pays ou professeur dans des disciplines bien précisées, comme par exemple les sciences sociales, le droit, la théologie.


Peut-être connaissez-vous quelqu’un qui pourrait proposer cette organisation pour le prix Nobel de la paix ?

Voici tous les critères pour les proposants autorisés :


Criteria for nominators – Nobel Peace Prize


Quand je pense à Parents Circle – Families Forum, il me vient à l’esprit que Jésus a dit « Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent ». ( Luc 6:27)


Les Israéliens et les Palestiniens du Parents Circle – Families Forum, qui ont perdu des proches dans le conflit entre Israël et la Palestine, ne considèrent pas l’autre comme un ennemi. Ils se considèrent mutuellement comme des êtres humains endeuillés et souffrants. Ils se soutiennent mutuellement et s’engagent ensemble pour la paix et la réconciliation.


En Allemagne, l’« Ökumenewerk der Nordkirche », qui fait partie de l’Église protestante-luthérienne d’Allemagne du Nord, soutient Parents Circle – Families Forum et informe sur son travail :


“Vor fast 30 Jahren schlossen sich betroffene Familien zum „Parents Circle – Families Forum“ zusammen. Gemeinsam organisieren sie Jugendcamps und Vorträge in Schulen, protestieren öffentlich gegen Krieg, Besatzung und Gewalt und veranstalten binationale Seminare, um die Erzählungen der „Anderen“ zu verstehen – den Völkermord am jüdischen Volk und dessen Wiedergeburt sowie die Vertreibung und den Kampf der Palästinenser. Gemeinsam haben sie ein starkes soziales Netzwerk und eine starke Medienpräsenz aufgebaut. Dialogtreffen in Israel und Palästina sind das Herz der Bildungsarbeit des „Parents Circle“. Hierbei erzählen jeweils zwei Mitglieder vor Jugendlichen und Erwachsenen ihre persönlichen Geschichten und kommen mit ihnen ins Gespräch – ein Gespräch, das die härtesten Barrieren von Vorurteilen, Angst und Hass durchbricht.” =>Ökumenewerk der Nordkirche


« Il y a près de 30 ans, des familles touchées se sont réunies pour former le “ Parents Circle – Families Forum ”. Ensemble, elles organisent des camps de jeunes et des conférences dans les écoles, protestent publiquement contre la guerre, l’occupation et la violence et organisent des séminaires binationaux pour comprendre les récits des « autres » – le génocide du peuple juif et sa renaissance ainsi que l’expulsion et la lutte des Palestiniens. Ensemble, ils ont développé un solide réseau social et une forte présence médiatique. Les rencontres de dialogue en Israël et en Palestine sont au cœur du travail éducatif du « Parents Circle ». À cette occasion, deux membres racontent chacun leur histoire personnelle devant des jeunes et des adultes et engagent le dialogue avec eux – un dialogue qui brise les barrières les plus dures des préjugés, de la peur et de la haine ». (Traduction MH)


Dans notre famille, nous avons décidé que cette année, nos cadeaux de Noël les uns pour les autres seraient un don commun à Parents Circle – Families Forum, via le site web de “Ökumenewerk der Nordkirche” :


Faire un don à Parents Circle


Désormais, notre arbre de Noël sera aussi décoré de trois boules de Noël provenant d’un atelier de soufflage de verre à Hébron, en Cisjordanie. Chacun d’entre nous a contribué avec une boule de Noël. Les boules de verre ont été fabriquées dans une entreprise familiale traditionnelle, où le savoir-faire se transmet de génération en génération.

.

Julefeiringen vår 2024

Die deutsche Version findet ihr hier: Unser Weihnachtsfest 2024

Vous trouvez la version française ici: Notre fête de Noël 2024


Som mange av dere vet, gleder jeg meg veldig til å oppleve Händels «Messias» i Versailles-kapellet den 21. desember sammen med min sønn og min datter. For meg markerer dette begynnelsen på julen, feiringen av Jesu fødsel, slik den kommer til uttrykk i Händels oratorium.


Jesus, født i Betlehem…


Når jeg tenker på Betlehem i dag, tenker jeg med en gang på konflikten mellom Israel og Palestina.


Jeg tenker på angrepet fra Hamas i Israel 7. oktober 2023, der over 1200 mennesker ble drept og over 200 mennesker ble kidnappet som gisler … Jeg tenker på nyhetene om de mange bombeangrepene fra Israel på Gazastripen, der over 40 000 palestinere har blitt drept og hundretusener mennesker har mistet hjemmene sine … Og på rapportene om økningen av angrep fra voldelige israelske bosettere mot palestinere på Vestbredden…

Og så, i løpet avde siste ukene, dukket det et eller annet sted på Internett plutselig opp en kokebok fra Betlehem.


Denne kokeboken finnes også på norsk:

Fadi Kattan, Betlehem – Palestinas kjøkken


Kokeboken fikk meg til å tenke på at med alle de menneskene og familiene som blir drept, forsvinner også deres tradisjoner, deres familiehistorie, kulturen, også matkulturen og oppskriftene deres. Og det skjer på alle plan, overleveringer direkte fra person til person, men også gjennom ødeleggelsen av skriftlige kilder, fotografier og annen dokumentasjon i de ødelagte husene, i utbombede museer, biblioteker, skoler og universiteter.


Kokeboken fra Betlehem ga meg ideen om å sette sammen en meny med palestinske retter til jul i år i stedet for den tradisjonelle julemiddagen i familien vår. Oppskriftene har sin opprinnelse i Palestina-regionen, der de har blitt tilberedt med variasjoner av mennesker med ulik etnisk og religiøs bakgrunn som en del av den tradisjonelle matkulturen.



Et godt felles måltid binder mennesker sammen. Når vi til julemiddagen vår har valgt retter fra Palestina, ønsker vi også å minnes de mange menneskene som har fått livene sine ødelagt i denne konflikten, og alle dem som har mistet livet.


For mange år siden, da min sønn var 14 år, var vi på en foredragskveld i Bergen med en palestiner og en israeler fra organisasjonen Parents Circle – Families Forum.


Det gjorde et dypt inntrykk å oppleve en israeler og en palestiner, som begge hadde mistet et familiemedlem i konflikten, sammen engasjere seg for å fremme forståelse og fredelig sameksistens mellom mennesker fra begge folk. Israelerens mor hadde blitt drept på vei hjem i et attentat mot bussen hun befant seg på. Palestinernes bror ble drept av soldater fra den israelske hæren, som hadde skutt mot bilen som palestineren og hans familie kjørte i.


Disse to mennene formidlet oss det dere også kan lese på websiden til Parents Circle – Families Forum:


«De politiske lederne forsøker å selge oss tomme ord om seier, heltemot og hevn.
Hvilken seier kan trøste en mor som har mistet sin sønn? Hvilken hevn kan gi et barn sin far tilbake?
Vi i den israelsk-palestinske Parents Circle Families Forum har lenge forstått at krig, vold og terror bare skaper flere og flere runder med hevn og hat.
Vi fordømmer på det sterkeste all vold, terror og drap, og vi vet at det ikke vil føre til verken sikkerhet for israelere eller frihet og rett for palestinere.»
(Oversettelse MH)


Hvis jeg kunne, ville jeg ha nominert Parents Circle – Families Forum til Nobels fredspris, men det har ikke vanlige borgere lov til, man må være f.eks. medlem av nasjonalforsamlingen i et land, eller professor i et nærmere bestemt fagområde, som samfunnsvitenskap, juss eller teologi.


Kanskje dere kjenner noen som kan nominere denne organisasjonen til Nobels fredspris?

Her finner dere alle kriteriene for hvem som kan nomineres:


Criteria for nominators – Nobel Peace Prize


Når jeg tenker på Parents Circle – Families Forum, så tenker jeg på at Jesus har sagt: «Elsk deres fiender, gjør vel mot dem som hater dere.» (Lukas 6:27)


Israelerne og palestinerne i Parents Circle – Families Forum som har mistet nære slektninger i konflikten mellom Israel og Palestina, ser ikke på hverandre som fiender. De opplever hverandre som sørgende, lidende medmennesker. De står ved hverandres side og arbeider sammen for fred og forsoning.


I Tyskland støtter «Ökumenewerk der Nordkirche», som tilhører den evangelisk-lutherske kirken i Nord-Tyskland, Parents Circle – Families Forum og informerer om deres arbeid:


“Vor fast 30 Jahren schlossen sich betroffene Familien zum „Parents Circle – Families Forum“ zusammen. Gemeinsam organisieren sie Jugendcamps und Vorträge in Schulen, protestieren öffentlich gegen Krieg, Besatzung und Gewalt und veranstalten binationale Seminare, um die Erzählungen der „Anderen“ zu verstehen – den Völkermord am jüdischen Volk und dessen Wiedergeburt sowie die Vertreibung und den Kampf der Palästinenser. Gemeinsam haben sie ein starkes soziales Netzwerk und eine starke Medienpräsenz aufgebaut. Dialogtreffen in Israel und Palästina sind das Herz der Bildungsarbeit des „Parents Circle“. Hierbei erzählen jeweils zwei Mitglieder vor Jugendlichen und Erwachsenen ihre persönlichen Geschichten und kommen mit ihnen ins Gespräch – ein Gespräch, das die härtesten Barrieren von Vorurteilen, Angst und Hass durchbricht.” => Ökumenewerk der Nordkirche


«For snart 30 år siden gikk berørte familier sammen om å danne «Parents Circle – Families Forum». I fellesskap arrangerer de ungdomsleirer og foredrag på skoler, protesterer offentlig mot krig, okkupasjon og vold og arrangerer binasjonale seminarer for å forstå historiene til «de andre» – folkemordet på jødene og deres gjenfødelse, samt fordrivelsen og kampen til palestinerne. Sammen har de bygget opp et sterkt sosialt nettverk og en sterk tilstedeværelse i media. Dialogmøter i Israel og Palestina er kjernen i det holdningsskapende arbeidet til «Parents Cirle». Her forteller to medlemmer sine personlige historier til unge og voksne og går i dialog med dem – en samtale som bryter gjennom de sterkeste barrierene av fordommer, frykt og hat.» (Oversettelse MH)


I familien vår har vi bestemt at våre julegaver til hverandre i år skal være en felles pengegave til
Parents Circle – Families Forum via nettsiden til «Ökumenewerk der Nordkirche»:


Pengegaver til Parents Circle


Juletreet vårt skal fra nå av også pyntes med tre julekuler fra et glassblåserverksted i Hebron på Vestbredden. Hver av oss har bidratt med en julekule. Glasskulene er laget i en tradisjonell familiebedrift der håndverket har gått i arv i generasjoner.

.

Unser Weihnachtsfest 2024

Den norske utgaven finner dere her: Julefeiringen vår 2024

Vous trouvez la version française ici: Notre fête de Noël 2024

Wie viele von euch wissen, freue ich mich schon riesig auf den Besuch des „Messias“ von Händel in der Kapelle von Versailles am 21. Dezember zusammen mit meinem Sohn und meiner Tochter. Damit fängt für mich Weihnachten an, die Feier der Geburt Jesu, so wie es in Händels Oratorium zum Ausdruck kommt.

Jesus, geboren in Bethlehem…

.

Wenn ich heute an Bethlehem denke, kommen sofort Gedanken an den Konflikt zwischen Israel und Palästina.

Ich denke an den Überfall von Hamas in Israel am 7. Oktober 2023, bei dem über 1200 Menschen getötet und über 200 Menschen als Geiseln entführt wurden… Ich denke an die Nachrichten über die vielen Bombenangriffe Israels im Gazastreifen, bei denen inzwischen über 40 000 Palästinenser getötet wurden, und hunderttausende Menschen ihr Zuhause verloren haben… Und an die Meldungen über vermehrte Übergriffe von gewalttätigen, israelischen Siedlern gegenüber Palästinensern im Westjordanland…

Und dann tauchte in den letzten Wochen irgendwo im Internet plötzlich ein Kochbuch aus Bethlehem auf.

Das Kochbuch ließ mich daran denken, dass mit den vielen Menschen und Familien, die getötet werden, auch ihre Traditionen, die Überlieferungen der Familiengeschichte, ihre Kultur, auch ihre Esskultur und ihre Rezepte verschwinden, und zwar auf allen Ebenen, Überlieferungen direkt von Mensch zu Mensch, aber auch durch die Vernichtung von schriftlichen Quellen, Fotografien und anderen Zeugnissen in den zerstörten Häusern, in zerbombten Museen, Bibliotheken, Schulen und Universitäten.

Das Kochbuch aus Bethlehem brachte mich auf die Idee, dieses Jahr zu Weihnachten, statt des in unserer Familie üblichen Weihnachtsessens, ein Menü aus palästinensischen Gerichten zusammenzustellen. Die Rezepte haben ihren Ursprung in der Region Palästina, sind dort also mit Abwandlungen von Menschen verschiedener Volks- und Religionszugehörigkeit als Teil der traditionellen Esskultur zubereitet worden.

Ein gutes gemeinsames Mahl verbindet Menschen. Wir wollen mit unserem Weihnachtsessen mit Gerichten aus Palästina auch der vielen Menschen gedenken, deren Leben in diesem Konflikt zerstört wird, denen ihr Leben genommen wurde.

Vor vielen Jahren, als mein Sohn 14 Jahre alt war, haben wir in Bergen/Norwegen einen Vortragsabend mit einem Palästinenser und einem Israeli der Organisation Parents Circle – Families Forum besucht.

Es war sehr beeindruckend zu erleben, dass ein Israeli und ein Palästinenser, die beide in dem Konflikt ein Familienmitglied verloren hatten, sich gemeinsam für Verständigung und ein friedliches Zusammenleben der Menschen beider Völker einsetzten. Die Mutter des Israelis war auf dem Weg nach Hause durch ein Attentat in einem Bus getötet worden. Der Bruder des Palästinensers war von Soldaten der israelischen Armee getötet worden. Sie hatten das Auto beschossen, in dem der Palästinenser mit seiner Familie unterwegs war.

Diese beiden Männer vermittelten uns, was man auch auf der Webseite des Parents Circle – Families Forum lesen kann:

Die führenden Politiker versuchen, uns leere Worte von Sieg, Heldentum und Rache zu verkaufen.
Welcher Sieg kann eine Mutter trösten, die ihren Sohn verloren hat? Welche Rache wird den Vater eines Kindes zurückbringen?
Wir im israelisch-palästinensischen Parents Circle – Families Forum haben schon seit langem verstanden, dass Kriege, Gewalt und Terror nur immer neue Kreisläufe der Rache und des Hasses schaffen.
Wir verurteilen jede Art von Gewalt, Terror und Töten aufs Schärfste und wissen, dass sie weder zu Sicherheit für Israelis noch zu Freiheit und Recht für Palästinenser führen werden.“
(Meine Übersetzung)

Wenn ich könnte, würde ich Parents Circle – Families Forum für den Friedensnobelpreis vorschlagen, aber das dürfen einfache Bürger nicht, dazu muss man z.B. Mitglied der Nationalversammlung eines Landes sein oder auch Professor in näher bestimmten Fachbereichen, wie z.B. Sozialwissenschaften, Jura, Theologie.

Vielleicht kennt ihr ja jemanden, der diese Organisation für den Friedensnobelpreis vorschlagen könnte?

Hier sind alle Kriterien für berechtigte Vorschlagsteller:

Criteria for nominators – Nobel Peace Prize

.

Wenn ich an Parents Circle – Families Forum denke, dann kommt mir in den Sinn, dass Jesus gesagt hat „Liebt eure Feinde; tut denen Gutes, die euch hassen.“ (Lk 6,27)

Die Israelis und Palästinenser im Parents Circle – Families Forum, die im Konflikt zwischen Israel und Palästina nahe Angehörige verloren haben, sehen die anderen nicht als Feinde. Sie erleben sich gegenseitig als trauernde, leidende Mitmenschen. Sie stehen einander zur Seite und setzen sich gemeinsam für Frieden und Versöhnung ein.

In Deutschland unterstützt das „Ökumenewerk der Nordkirche“, welches zur Evangelisch-Lutherischen Kirche in Norddeutschland gehört, Parents Circle – Families Forum und informiert über deren Arbeit:

“Vor fast 30 Jahren schlossen sich betroffene Familien zum „Parents Circle – Families Forum“ zusammen. Gemeinsam organisieren sie Jugendcamps und Vorträge in Schulen, protestieren öffentlich gegen Krieg, Besatzung und Gewalt und veranstalten binationale Seminare, um die Erzählungen der „Anderen“ zu verstehen – den Völkermord am jüdischen Volk und dessen Wiedergeburt sowie die Vertreibung und den Kampf der Palästinenser. Gemeinsam haben sie ein starkes soziales Netzwerk und eine starke Medienpräsenz aufgebaut. Dialogtreffen in Israel und Palästina sind das Herz der Bildungsarbeit des „Parents Circle“. Hierbei erzählen jeweils zwei Mitglieder vor Jugendlichen und Erwachsenen ihre persönlichen Geschichten und kommen mit ihnen ins Gespräch – ein Gespräch, das die härtesten Barrieren von Vorurteilen, Angst und Hass durchbricht.”

In unserer Familie haben wir beschlossen, dass unsere Weihnachtsgeschenke füreinander in diesem Jahr eine gemeinsame Spende an Parents Circle – Families Forum sein werden, und zwar über die Webseite des Ökumenewerks der Nordkirche:

Spenden für den Parents Circle

.

Unseren Weihnachtsbaum werden von jetzt an auch drei Weihnachtskugeln von einer Glasbläserei in Hebron im Westjordanland schmücken. Jeder von uns hat mit einer Weihnachtskugel dazu beigetragen. Die Glaskugeln sind in einem traditionellen Familienbetrieb hergestellt worden, in dem die Handwerkskunst seit Generationen weitergegeben wird.

.

.

La biodiversité au Relecq-Kerhuon

De la prairie à côté du terrain de foot au terrain de l’ancien Camping Municipal Camfrout

Préservation de la biodiversité sur la prairie à coté du terrain de foot

L’autre jour je suis passée à la prairie entre la Rue Vincent Jézéquel et le terrain de foot. J’ai été ravie de voir que cette prairie est entretenue en laissant une partie des herbes pousser naturellement. Une belle contribution à la biodiversité et aux besoins des insectes.

Panneau explicatif sur l’entretien de la prairie entre le terrain de foot et la Rue Vincent Jézéquel (23.07.2022)

Cette initiative de la ville du Relecq-Kerhuon au maintien de la biodiversité sur la prairie à coté du terrain de foot m’a incitée à écrire l’article “La biodiversité au Relecq-Kerhuon” comme un supplément à ma proposition pour le devenir du terrain de l‘ancien Camping Municipal Camfrout, publié le 1er juin 2022 sur mon blog : 

Un parc de convivialité et biodiversité – Transformons l’ancien Camping Camfrout en parc pour les habitants du Relecq-Kerhuon

.

L’ancien Camping Municipal Camfrout – un trésor de la biodiversité

Le camping a été inauguré en 1979. La ville du Relecq-Kerhuon a toutes les années entretenu les haies et les herbes des parcelles du camping pour que les visiteurs de notre ville puissent passer de bonnes vacances pendant deux mois d’été. Depuis 2017, le camping est fermé.

Le terrain de Camping Camfrout, qui est situé entre la prairie humide de Lossulien et le milieu marin de l‘Anse de Camfrout, est au cours des années devenu un véritable trésor de la biodiversité. La nature pouvait bien s’y épanouir depuis plus de 40 ans. On y trouve différentes espèces d’arbres à feuilles et de nombreuses haies variées, autour des parcelles couvertes d’herbe où auparavant le campeurs mettaient leurs tentes, caravanes et camping-cars.

Haie d’hortensias bleus à l’entrée de la place de Camfrout (07.07.2022)

.

Vue sur le terrain de l’ancien camping de la Place de Camfrout (07.07.2022)

.

Vue sur le terrain de camping du coté Rue de Kerzincuff (juin 2022)

.

L’arbre phare du terrain de camping. Un peuplier noir d’Italie. Vue du coté de la Prairie de Lossulien (07.07.2022) 1

.

Plusieurs centaines de mètres de haies

Je me suis demandé combien de mètres de haies se cachent dans les méandres des haies du camping. En passant j’ai fait des essais pour estimer la longueur et j’ai pensé qu’il y a en tout cas plusieurs centaines de mètres de haies.

Comme souvent l’Internet pouvait aider. Sur la photo-satellite de Google maps du Camping Camfrout 2 presque toutes les haies sont visibles. Avec l’outil de Google satellite pour mesurer les distances, j’ai mesuré qu’il y a plus de 600 mètres de haies qui entourent les parcelles.

Cela serait évidemment mieux de mesurer les haies sur place et de rechercher la biodiversité des arbustes et des arbres dont elles sont constituées. Mais le terrain du camping étant fermé au public pour le moment, il n‘est pas possible de faire des recherches précises.

Ce qu‘on peut voir de l‘extérieur du camping, et ce que montrent les photos, c‘est qu‘il y a des haies d’espèces variées, de différentes espèces d’arbres à feuilles et autour et au pied des arbres et des haies d’autre végétation. Tout ensemble, un véritable trésor de biodiversité, un habitat important pour les insectes, les oiseaux, les petits mammifères, des reptiles et encore d’autres animaux.

.

Est-ce qu’il y a des espèces protégées sur le terrain du Camping Camfrout ?

Cela serait intéressant d’en savoir plus sur la flore et la faune de l’ancien camping. On peut s’attendre à ce qu’il y ait aussi des espèces protégées.

Dans mon jardin, près du terrain de camping, j’ai trouvé des animaux de deux espèces protégées, un hérisson, et au cours des deux dernières années des orvets de différentes tailles. L’orvet est un lézard sans pattes.

Le terrain de camping devrait être un habitat idéal pour le hérisson comme pour l‘orvet, loin de la circulation routière et avec de nombreuses haies variées autour des parcelles couvertes d’herbe. Le nom de hérisson en anglais hedgehog (hedge = haie, hog = cochon)indique que le hérisson a souvent son habitat dans les haies.

Le 22. avril 2020, lorsque je vidais mon composteur tout à coup un orvet (Anguis fragilis) est apparu. Je lui ai laissé ce composteur. En septembre 2020 nous avons trouvé un orvet de taille moyenne dans le jardin et en automne 2021 un petit orvet de la taille d’un grand vers de terre.

.

Près du terrain de camping j‘ai trouvé cette orchidée, l‘orchis de mai (Dactylorhiza majalis), une espèce protégée en Bretagne.

.

L’autre jour j’ai vu un Chardonneret élégant (Carduelis carduelis) sur le chemin près du camping. Le Chardonneret élégant est une espèce protégée.

J’espère qu’on peut faire des recherches sur la flore et faune au terrain de camping, et surtout si on y trouve des espèces protégées.

.

Entretien et éco-pâturage

En juin 2022, l‘entretien se faisait avec des machines.

Entretien au début juin 2022

.

En 2019 ces moutons paissaient l’herbe du terrain de l’ancien camping.

Éco-pâturage le 17 septembre 2019

.

Outre le camping au Relecq-Kerhuon ces moutons se sont occupés de nombreux espaces à Brest Métropole. Voici un article du Télégramme (25 avril 2018) :

Éco-pâturages. Les Black Faces broutent l’herbe de la métropole

« Fini la tonte mécanique… L’entretien de 25 espaces verts de la métropole brestoise a été confié depuis mardi à des moutons d’une ferme finistérienne. Cette technique, l’éco-pâturage, s’inscrit dans une démarche écologique… ».

« C’est quand même plus agréable que des bruits de tondeuses », avance Alain Retière, berger chez Black Faces Breizh, la ferme partenaire de cette initiative. Pour cet éleveur très sensible aux questions de préservation de la nature, les moutons travaillent mieux que n’importe quel autre outil : « Contrairement à la tondeuse, ces bêtes font une sélection et préservent la biodiversité… ».

J’ai vu sur le site Éco-pâturage de Brest Métropole que le Camping Camfrout actuellement n’est pas sur la liste des espaces d’éco-pâturage.

Mais maintenant, quand les herbes sont en train de repousser après la tonte mécanique en juin 2022, j’espère que cela sera possible de laisser de nouveau les moutons paître l’herbe du terrain de l’ancien Camping Camfrout, et ainsi contribuer à préserver la biodiversité.

.

Un bocage en miniature

Le terrain de l’ancien camping avec ses parcelles herbeuses encadrées des haies, sa variété d’arbustes et d’arbres me fait penser au paysage rural de bocage. J’espère qu’on pourra préserver ce bocage en miniature, un lieu unique au Relecq-Kerhuon et probablement aussi au-delà de notre ville.

Comme nous connaissons ces jours-ci une forte vague de chaleur, il faut mentionner que les arbres, mais aussi les haies, contribuent de manière importante à la lutte contre le réchauffement climatique. Ils retirent par la photosynthèse du CO2 de l’atmosphère et stockent le carbone dans leurs branches et feuilles, dans leurs racines et dans le sol et participent ainsi à la réduction des gaz à effet de serre.

Cela serait très intéressant et important d’en savoir plus sur la biodiversité du terrain de camping, sur les espèces d’animaux et de plantes qui vivent dans et sous les haies, dans les arbres et aussi sous sol dans la terre. Peut-être l’Office français de la biodiversité et/ou L’Agence Bretonne de la Biodiversité pourraient-ils nous aider à explorer l’écosystème et la biodiversité du Camping Camfrout.

.

Que sera le devenir de l’ancien Camping Camfrout ?

Le 11 juin 2022 a eu lieu une réunion avec des élus du Conseil Municipal et des rive-rains du terrain de camping. Les élus présents étaient l’adjoint au Maire du Relecq-Kerhuon, Tom Héliès et les élues de notre secteur Chantal Cadiou et Danièle Lagathu.

Le 14 juin 2022, la Mairie du Relecq-Kerhuon m’a écrit une lettre concernant ma proposition1 sur le devenir du terrain de l’ancien Camping Camfrout. Ils m’ont informé qu’une concertation est engagée par la ville du Relecq-Kerhuon avec les riverains et va se poursuivre avec la population. On m’a invité à faire valoir mes idées auprès des animateurs de ce projet, dès les premières concertations avec les riverains de ma rue. Ce que j’ai déjà fait lors de la réunion du 11 juin, où il y avait différentes propositions sur le devenir du camping.

– Quelques-uns, comme moi dans ma proposition publiée sur mon blog, voulaient prendre pour base l’état actuel du terrain pour y installer un parc pour les habitants.

– D’autres ont proposé d’enlever les haies pour remettre le terrain en prairie sauvage, comme était le terrain avant que le camping soit installé en 1979.

– L’adjoint au Maire du Relecq-Kerhuon, Tom Héliès, a parlé de la possibilité de laisser les ruisseaux de la Prairie de Lossulien poursuivre leur cours à la surface du camping à la place de la solution actuelle, où l’eau des ruisseaux est conduit dans un grand tuyau sous sol en direction de l’Anse de Camfrout. Cette proposition nécessiterait de creuser un fossé large et profond sur le terrain de camping car le niveau des ruisseaux est plusieurs mètres plus bas que le site du camping.

L’un des riverains, qui connaissait ce terrain avant que le camping ne soit construit, a souligné que le terrain était composé de vase sous la surface. Il serait important de contrôler si la nature du sol correspond encore aujourd’hui aux conditions de l’époque. Cela serait probablement aussi un argument contre le creusement d’une tranchée large et profonde sur le terrain du camping.

La ville a priorisé le maintien de la biodiversité sur la prairie entre le terrain de foot et la Rue Vincent Jézéquel. Pour préserver l’écosystème et la biodiversité du terrain de camping il faut qu’on continue à laisser couler les ruisseaux en direction de l’Anse de Camfrout dans le grand tuyau sous sol.

La ville a priorisé le maintien de la biodiversité sur la prairie entre le terrain de foot et la Rue Vincent Jézéquel. J’espère qu’on va aussi préserver l’écosystème et la biodiversité qui s’est élaboré sur le terrain de l’ancien camping pendant plus de 40 ans.


Le 23 juillet 2022, cet article était publié sur mon blog. Le 26 septembre 2022, j’ai ajouté quelques passages au texte

  1. Début novembre 2023, ce grand peuplier a malheureusement été victime d’une tempête et est tombé au sol. ↩︎
  2. La photo satellite actuelle (2025) montre le terrain du camping après que presque toute la végétation a été enlevée pour le «Parc de Camfrout». Seuls quelques buissons ont été laissés sur les centaines de mètres de la haie. ↩︎

Un parc de convivialité et biodiversité

Transformons l’ancien Camping Camfrout en parc pour les habitants du Relecq-Kerhuon

Introduction

L’Union pour Le Relecq-Kerhuon a dès le début lancé le devenir de l’ancien camping Camfrout comme un projet participatif avec les habitants.

(Programme de L’Union pour Le Relecq-Kerhuon pour les élections municipales des 15 et 22 mars 2020, p. 7)

Cela a suscité mon intérêt car je connais bien le Camping Camfrout depuis mes promenades quotidiennes avec mon chien le long du terrain. Et après la fermeture du camping, j’ai souvent réfléchi aux possibilités offertes par ce terrain pour nous, les habitants.

Le 22 octobre 2021, en même temps que les élus de la majorité au conseil municipal ont invite les habitants aux réunions de secteurs, j’ai envoyé la première version de ma proposition pour le terrain de l’ancien camping à Tom Héliès, adjoint au Maire du Relecq-Kerhuon, en charge de la proximité, de la sécurité et de la participation citoyenne.

Depuis, le 7 avril 2022, L’Union pour le Relecq-Kerhuon a annoncé sur son compte Twitter le budget participatif :

https://twitter.com/UnionLRK/status/1512132588252639237 (7 avril 2022)

En tant qu’étrangère de nationalité norvégienne, l’annonce du budget participatif a une signification particulièrement importante pour moi. Même si j’habite au Relecq-Kerhuon depuis 10 ans, je n’ai pas le droit de vote aux élections locales et en conséquence aucune influence démocratique sur les décisions locales qui me concernent aussi directement.

J’apprécie ainsi beaucoup que L’Union pour Le Relecq-Kerhuon ait explicitement souligné que les étrangers résidant dans notre ville sont les bienvenus à déposer un projet pour le budget participatif :

« Concernant les conditions de participation, que ce soit pour la dépose de projet ou le vote, seront concernés : tou.te.s résident.e.s de la commune, à partir de l’âge d’entrée au collège. Il n’est pas demandé de condition de nationalité ce qui permettra à un étranger domicilié au Relecq-Kerhuon, d’y participer. Ce que l’Etat n’a jamais voulu ou osé faire au niveau national, nous le faisons ici au Relecq-Kerhuon. » 1

Après cette annonce du budget participatif par L’Union pour Le Relecq-Kerhuon, je me suis donc mise tout de suite de nouveau au travail pour améliorer et concrétiser mes idées pour le terrain du camping.

Dans ma proposition ci-jointe je présente mes idées pour le devenir et l’aménagement du terrain de l’ancien camping, y compris les propositions qui pourraient être financées par le budget participatif, comme l’installation des tables de pique-nique, des jeux d’extérieur et des panneaux pédagogiques explicatifs sur la nature et la biodiversité.

J’espère que ma présente proposition pourra contribuer à une discussion intéressante et fructueuse sur le devenir du Camping Camfrout.

Le Relecq-Kerhuon, le 1 juin 2022

Mechthild W. Haugland (*)

1 Le Relecq-Kerhuon lance son 1er budget participatif => https://www.unionpourlerelecqkerhuon.com/post/le-relecq-kerhuon-lance-son-1er-budget-participatif

————————————————————————————————————————————————————————————

(*) Addendum à l’introduction

Le 14 juin 2022 la Mairie du Relecq-Kerhuon m‘a écrit une lettre concernant ma proposition sur le devenir du terrain de l’ancien Camping Camfrout et le budget participatif.

Le jury n’a pas retenu ma proposition « malgré la très grande qualité » de mon projet.

C’était en regard de l’article 7 du règlement général du budget participatif 2022-2023

Ne pas être en cours d’exécution ou d’étude par la ville ou la métropole

On m’a informé qu’une concertation est engagée par la ville du Relecq-Kerhuon avec les riverains et va se poursuivre avec la population. On m’invite à faire valoir mes idées auprès des animateurs de ce projet, dès les premières concertations avec les riverains de ma rue.

Le 11 juin 2022, j’ai été à une réunion avec des élus et des riverains sur le terrain du camping.

Je ne sais pas qui sont les animateurs de ce projet, mais je vais bien présenter ma proposition aux concertations avec les riverains et la population.

Le Relecq-Kerhuon, le 25 juillet 2022

Mechthild W. Haugland

————————————————————————————————————————————————————————————

Un parc de convivialité et biodiversité

Transformons l’ancien Camping Camfrout en parc pour les habitants du Relecq-Kerhuon

Étant habitante dans une rue riveraine du Camping Camfrout, je fais quotidiennement avec mon chien des promenades autour de la Prairie de Lossulien et sur le chemin le long du terrain de camping. Autrefois, quand le camping était ouvert en juillet et août, j‘aimais en passant apercevoir les campeurs en train de se réveiller et de préparer leur petit déjeuner. Une ambiance du matin, paisible et conviviale.

Depuis son inauguration en mai 19791, et pendant 38 ans, jusqu‘à l‘été 2017, le Camping Camfrout a été un lieu de rencontre et de convivialité pour les visiteurs de notre ville.

Maintenant le camping étant fermé, il serait bien que les habitants profitent de ce lieu unique de notre ville.

Cette longue histoire de la convivialité, j‘espère que nous pouvons la garder. Transformons l’ancien camping en parc de convivialité pour nous, les habitants du Relecq-Kerhuon. Un parc pour se rencontrer et faire des pique-niques. Un parc pour jouer à des jeux d’extérieur comme par exemple au jeu de palet breton, aux échecs et dames géants et au tennis de table dehors.

Le terrain du camping est non seulement un bon endroit pour un parc de convivialité, mais aussi pour promouvoir la découverte et la protection de la biodiversité de notre commune. D‘un côté du Camping Camfrout se trouve la prairie humide de Lossulien, et de l’autre côté il y a le milieu marin de l‘Anse de Camfrout et la Rade de Brest. Et si le ruisseau le plus proche de la prairie de Lossulien était détourné par le camping, cela permettrait aux plantes indigènes qui ont besoin de proximité de l’eau de s‘y installer.

Dans les parcelles du terrain de camping on pourrait mettre des panneaux explicatifs sur la biodiversité de notre commune, sur les espèces d’oiseaux, de mammifères, de reptiles, d’insectes, de fleurs, d’arbres etc.

Une condition préalable pour le parc est de bloquer l’accès aux voitures, par exemple avec des bollards et des portails sécurisés. Cela permet aussi de fermer le parc le soir, comme cela se fait au Jardin du Conservatoire Botanique National de Brest ou au cimetière du Relecq-Kerhuon.

Le terrain du camping aujourd‘hui

Une maison d‘accueil

– Des parcelles entourées de haies pour le

stationnement des tentes et des campingcars/caravanes

– Une aire de jeu

– Un bâtiment sanitaire

– Des lampes et des bornes de prises de courant

– Le terrain entier entouré d’une clôture en métal avec un portail en fer

Création d‘un parc de convivialité

Les parcelles entourées de haies

Tables de pique-nique

Dans les parcelles entourées de haies on pourrait mettre des tables de pique-nique.

Une table de pique-nique dans une parcelle (photomontage de la table ci-dessous)

La table de pique-nique du photomontage 
https://www.kingpicknicktafels.be/foto/K180-RUGL-1000-3.jpg

Il y a beaucoup de différents modèles de tables de pique-nique à choisir sur le site https://www.tablesdepiquenique.fr/.

L‘aire de jeu et des jeux pour tous les groupes d’âge

Aire de jeu sur le terrain du Camping Camfrout

Pour les enfants je propose de renouveler l’aire de jeu existante et d‘ajouter d’autres jouets.

Près de l’aire de jeu des enfants et de la maison d‘accueil on pourrait installer aussi des jeux d’extérieur pour tous les groupes d’âge, comme par exemple pour jouer au jeu de palet breton, aux échecs géants, au jeu de dames géant et au tennis de table dehors.

Jeu d’échecs géants

Je propose de stocker les jeux, les raquettes et les balles pour le ping-pong et les pièces d’échecs et de dames dans la maison d’accueil.

Entrée de la maison d’accueil

Pour emprunter un jeu il pourrait y avoir des heures d’ouverture à la maison d‘accueil. Ou les gens pourraient les emprunter à la médiathèque avec leur carte d‘abonnement ou Pass‘Média, en y obtenant une clé de la pièce/du placard/boîte où se trouve le jeu en question. Ou serait-il peut-être possible d’utiliser l’application « take-a-book » (Nedap) pour l’emprunt des jeux ?

L’arrière de la maison d’accueil

Création d‘un parc de biodiversité

Un parc de biodiversité peut contribuer à la protection de la nature et de la biodiversité de notre commune. Découvrir la biodiversité devrait être intéressant pour les habitants et aussi pour les élèves des écoles.

Panneaux explicatifs sur la biodiversité

Les parcelles entourées de haies sont un bon endroit pour installer non seulement les bancs de pique-nique, mais aussi les panneaux explicatifs et pédagogiques sur la biodiversité, sur les espèces d’oiseaux, de reptiles, d’insectes, de fleurs, de plantes etc.

Exemple d’un panneau explicatif sur les oiseaux aquatiques
(Photomontage d’un panneau trouvé dans Englischer Garten à Munich)

La zone humide de Fontaine Blanche à Plougastel-Daoulas

À Plougastel-Daoulas dans la zone humide de Fontaine Blanche, qui a des similitudes avec la prairie humide de Lossulien, on trouve des panneaux explicatifs sur la biodiversité.

https://www.lespiedssurterre-ecocommunication.com/agence/wp-content/uploads/2016/12/Fontaine-blanche_pano1_REF16.jpg
https://www.lespiedssurterre-ecocommunication.com/agence/wp-content/uploads/2016/12/Fontaine-blanche_pano2_REF16.jpg https://www.lespiedssurterre-ecocommunication.com/realisations/zone-humide-plougastel/

Une entreprise qui propose un grand choix de panneaux sur la nature

Je n’ai pas trouvé en France d’entreprise proposant des panneaux explicatifs et pédagogiques sur la nature et la biodiversité.

En Allemagne, il y a l‘entreprise „Natur im Bild“ https://natur-im-bild.com/, qui a un grand choix de tels panneaux sur la nature et la biodiversité et sur beaucoup de différentes espèces de plantes et d’animaux. L‘entreprise peut adapter les panneaux au besoin local et elle peut les faire en langue française.

On trouve tous les panneaux sur la boutique en ligne de „Natur im Bild“: https://shop.natur-im-bild.com/

Exemple 1 : Les oiseaux des bois et des parcs et leur chant.

Le QR-code sur le panneau permet d‘écouter sur le smartphone le chant des oiseaux.

https://shop.natur-im-bild.com/lehrtafeln/voegel/5418/wald-und-parkvoegel-und-ihr-gesang?number=143-80.1

Exemple 2 : L‘abeille.

L‘entreprise propose différents panneaux sur la vie des abeilles. En voici un:

Exemple 3 : Les chauves-souris et leur mode de vie

Exemple 4 : Les fleurs des champs et des prés :

Exemple 5 : Reptiles indigènes

Un jardin botanique de plantes indigènes

Peut-être peut-on installer un petit jardin botanique sur une partie du terrain du camping. On pourrait y planter des plantes qui sont indigènes au camping et aux alentours. À coté des plantes on peut mettre des étiquettes avec le nom et des informations sur la plante.

Près du terrain du camping j‘ai trouvé cette orchidée, l‘orchis de mai (Dactylorhiza majalis), une espèce protégée en Bretagne.

L‘installation d‘un petit jardin botanique, peut-être cela serait-il possible en coopération entre le jardin botanique de Brest et les écoles de Le Relecq-Kerhuon? Cela pourrait surtout être intéressant pour le collège Camille Vallaux qui est situé près du terrain de l‘ancien Camping Camfrout.

Hôtel à insectes

En mettant des hôtels à insectes dans le parc on peut promouvoir la biodiversité et on peut créer des conditions de vie favorables pour des insectes utiles à la pollinisation des plantes et contre les nuisibles.

On trouve différents modelés en vente dans les magasins mais peut-être y a-t-il des habitants qui pourraient les bricoler.

Un ruisseau pour les plantes indigènes á proximité de l‘eau

Si c‘est possible de détourner par le terrain de camping le ruisseau le plus proche de la Prairie de Lossulien cela permettra d’y installer des plantes indigènes qui ont besoin de la proximité de l’eau.

Le ruisseau de la Prairie de Lossulien le plus proche du camping:

L‘Éco-pâturage des moutons

Au cours des dernières années il y avait des moutons pour l’éco-pâturage sur le terrain de l‘ancien camping.

L’éco-pâturage devrait être une évidence pour un parc de la biodiversité. Si on garde la clôture et peut fermer le terrain par deux portes, il est toujours possible de laisser les moutons paître l’herbe du terrain. Un éventuel jardin botanique sur le terrain doit bien sûr être protégé des moutons.

Le bâtiment sanitaire

Le bâtiment sanitaire a probablement besoin d’une rénovation, mais il y a des toilettes qu’on peut utiliser dans un futur parc.

Le bâtiment sanitaire est situé derrière l’aire de jeu

Les lampes et des bornes de prises de courant

Une des lampes et des bornes de prises de courant

Il y a plusieurs lampes et des bornes de prises de courant le long du chemin principal du terrain de Camping Camfrout.

Je proposerais de garder les lampes et aussi des bornes de prises de courant. Ces installations pourraient être utiles pour installer des guirlandes lumineuses à l’occasion des grandes fêtes de la ville, comme un pique-nique Kerhorre traditionnel ou un pique-nique de jeux d’extérieur etc.

La clôture et le portail

Tout le terrain du Camping Camfrout est entouré d’une clôture. Actuellement il y a seulement une porte côté mer. Pour faciliter l’accès on pourrait remplacer le grillage du côté de la Prairie de Lossulien par un portail.

Côté Prairie de Lossulien – Installer un portail à la place du grillage

. . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Pour le budget participatif cela serait trop cher mais peut-être pourrait-on réaliser cet aménagement plus tard…

Installer un petit salon de thé dans la maison d’accueil

Ma proposition pour la maison d’accueil pour plus tard, c‘est d‘installer un petit salon de thé à l’intérieur et une terrasse avec un toit en verre et un abri-vent côté mer sur l‘arrière de la maison. On devrait remplacer la fenêtre dans le mur arrière par une porte.

Le salon de thé pourrait être ouvert les week-ends de mai à septembre, et peut-être plusieurs jours par semaine pendant les vacances d‘été.

Les gérants du salon de thé pourraient aussi s‘occuper de prêter des jeux d‘extérieur.

………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………

Addendum

Le 25 juillet 2022 j’ai puiblié un supplement à l’article “Un parc de convivialité et biodiversité – Transformons l’ancien Camping Camfrout en parc pour les habitants du Relecq-Kerhuon” :

La biodiversité au Relecq-KerhuonDe la prairie à côté du terrain de foot au terrain de l’ancien Camping Municipal Camfrout

__

1Quentel, Raymond, L‘histoire du Relecq-Kerhuon et des Kerhorres, Tome II, Maison des Kerhorres, 1997, p. 158

_______________________________________________________________________________________________

Pourquoi ces règles ? Parce que c’est comme ça!

Vivre le confinement en France

A la fin de la journée de mon anniversaire le 29 octobre à 23h59, le deuxième confinement en France pour lutter contre la propagation du coronavirus est entré en vigueur.

Plus tôt dans la soirée j’ai fêté mon anniversaire avec ma famille sur Internet, car nous vivons dans trois pays, en Norvège, en Allemagne et en France.

Je trouve que quand la lutte contre la pandémie nécessite de limiter nos libertés et que notre vie est altérée de ce fait, le but devrait être de rendre notre quotidien le plus agréable possible !

Et pour rendre mon anniversaire le plus agréable possible, j’ai invité ma famille à un buffet de gâteaux en réunion virtuelle, où tous ont apporté un gâteau. Nous avons bu du café et mangé du gâteau, nous avons parlé et ri ensemble. Une très agréable soirée !

Mon anniversaire avec ma famille en réunion virtuelle

Rendre le quotidien des gens le plus agréable possible malgré les restrictions dues à la pandémie. Je me demande si l’idée est seulement venue à l’esprit du Président Macron ?

Les règles de confinement décrétées par le président me font plutôt penser à un système pénitentiaire.

Le premier mois du confinement depuis fin octobre, nous étions enfermés à la maison avec le droit de nous aérer une heure par jour dans un périmètre d’un kilomètre autour de notre domicile. Cela me fait penser à la promenade quotidienne des détenus dans la cour de prison !

Une permission pour faire une promenade d’une heure seulement sous peine d’amende de 135 euros, ce n’est pas une promenade relaxante. Il faut qu’on regarde souvent l’heure. Malgré cela, plusieurs fois, j’ai tout à coup réalisé qu’il me restait peu de temps pour regagner mon domicile à temps. Il fallait essayer de courir au cas où les gendarmes se seraient positionnés quelque part sur mon trajet.

Puis le 28 novembre notre droit de promenade s’est élargi à trois heures et vingt kilomètres.

Pourquoi le gouvernement a-t-il choisi au début une heure dans un périmètre d’un kilomètre et maintenant trois heures dans un périmètre de vingt kilomètres ? Pourquoi pas deux heures dans un périmètre de quatre kilomètres ou quelque autre choix pour les heures et le périmètre ? Je ne le comprends pas.

De ces trois pays où habite ma famille, la France est jusqu’à ce jour le seul pays à imposer un confinement à la population. Et il n’y a ni en Norvège ni en Allemagne des attestations de déplacement dérogatoire à remplir et à signer à chaque sortie.


Attestation de déplacement dérogatoire

Nous sommes nous-mêmes les gardiens de ce système de confinement. C’est à nous de veiller à remplir correctement la bonne attestation pour chaque sortie. Mais en fin de compte nous sommes bien sûr sous surveillance des gendarmes qui peuvent arriver à tout moment pour nous contrôler. Une erreur ou un oubli peut vite coûter cher, entraînant une amende de 135 euros pour la première violation.

Si on a l’intention de sortir pour promener son chien ou faire du jogging on peut activer une surveillance électronique sur le smartphone qui par signal sonore nous avertit quand nous sommes en train de franchir le périmètre autorisé. Alternativement, nous pouvons imprimer notre « cercle de liberté » et l’emporter dans la poche où se trouve déjà l’attestation de déplacement dérogatoire.

Le périmètre d’un kilomètre [1]https://covidradius.info/

Mais moi, j’ai encore une autre feuille dans ma poche : le plan du périmètre rouge dans notre ville où le port de masque est obligatoire selon d’un arrêté du préfet du Finistère le 21 octobre 2020, prolongé le 16 novembre jusqu’au 16 décembre.[2]https://twitter.com/LeRelecqKerhuon/status/1318842736775225345

Je connais bien notre ville, où j’ai promené mon chien tous les jours à différentes heures pendant plusieurs années, y compris dans la zone qui est marquée rouge depuis le 21 octobre. Je n’ai croisé que peu de gens, et il n’y a jamais eu de problème de distanciation sociale. Je me demande où se trouvent les gens que je dois protéger avec mon masque?

Cela me déprime de ne plus pouvoir respirer librement en promenade dans notre ville, sans comprendre pourquoi on a sous peine d’amende de 135 euros déclaré le port du masque obligatoire dans une certaine zone.

J’essaye le plus possible d’éviter le périmètre rouge en consultant le plan.

Mon plan du périmètre rouge

A quel point le Président Macron a-t-il pris en considération les conséquences psychiques des différentes mesures et particulièrement du confinement ?

Subir le confinement, c’est éprouvant pour chacun de nous, mais pour 16 % d’entre nous, le confinement rend le quotidien encore plus dur car cela signifie un enfermement en isolement.

En France 16 % de la population, soit 10,5 millions de personnes, vivent seules. Et 2,4 millions de ces personnes sont âgées de 75 ans ou plus.[3]https://www.insee.fr/fr/statistiques/4478728?sommaire=4476925#titre-bloc-8

Sur la nouvelle « Attestation de déplacement dérogatoire » du 27 novembre 2020 on doit cocher la case de ce paragraphe pour la permission de sortir pour respirer le grand air :

« Déplacements en plein air ou vers un lieu de plein air, sans changement du lieu de résidence, dans la limite de trois heures quotidiennes et dans un rayon maximal de vingt kilomètres autour du domicile, liés soit à l’activité physique ou aux loisirs individuels, à l’exclusion de toute pratique sportive collective et de toute proximité avec d’autres personnes,soit à la promenade avec les seules personnes regroupées dans un même domicile, soit aux besoins des animaux de compagnie. »[4]https://www.gouvernement.fr/sites/default/files/27-11-2020-attestation-de-deplacement-derogatoire.pdf

Quand on remplit son « Attestation de déplacement dérogatoire », on doit donc signer que quand on sort de sa maison c’est « à l’exclusion … de toute proximité avec d’autres personnes… ».

Pour les personnes qui vivent seules, soit retraitées, soit personnes qui travaillent en télé-travail cela signifie qu’elles sont enfermées seules chez elles toute la journée, et même quand elles sortent, elles sont obligées de rester sans contact avec d’autres personnes.

Promenade le dimanche, 29 novembre. En extérieur et dans la zone rouge de notre ville.

Pas de promenade avec une amie, un ami ou un membre de la famille qui est confiné ailleurs, non, la promenade est permise « avec les seules personnes regroupées dans un même domicile ».

J’ai entendu des conseils comme « on peut quand même sortir en binôme car une personne peut marcher un peu devant ou derrière l’autre, et si on voit des gendarmes, on prétendra que l’on ne se connaît pas… ».

Je trouve scandaleux que les habitants adultes vivant seuls doivent inventer de tels stratagèmes pour échapper un petit moment à leur isolement !

Avec une « Attestation de déplacement dérogatoire » ou un « Justificatif de déplacement professionnel », c’est autorisé de se rendre dans un espace confiné où le risque de contamination par le coronavirus est beaucoup plus élevé qu’en plein air. En portant un masque on peut prendre le bus pour faire ses courses. Et pour aller au travail en outre le transport en commun, aussi le covoiturage est autorisé pour jusqu’à quatre personnes dans le même véhicule.

Mais deux amis ne sont pas autorisés à faire une promenade ensemble en plein air où le risque de contamination par le coronavirus est faible, surtout quand on porte un masque.

Les numéros verts pour « L’aide à distance en santé pendant l’épidémie de COVID-19 »[5]https://www.santepubliquefrance.fr/a-propos/services/aide-a-distance-en-sante-l-offre-de-service peuvent être utiles pour les personnes en détresse, mais on a avant tout besoin de contact et d’ échanges en personne avec des amis ou de proches !

Il semble qu’en Allemagne la chancelière Angela Merkel a surtout à cœur le bien-être des habitants en cette période de pandémie. Sur le site du gouvernement allemand on peut lire :

« Limitez-vous pour le sport aux activités en solo ou en binôme. Profitez de ce temps pour des promenades au grand air – cela fait du bien au corps et à l’ esprit. » [6]« Beschränken Sie sich beim Sport auf Aktivitäten allein oder zu zweit. Nutzen Sie die Zeit für Spaziergänge an der frischen Luft – das ist gut für Körper und Geist. » [7]Was im Winter wichtig ist (bundesregierung.de)

Quelle bonne nouvelle pour les personnes qui vivent seules en Allemagne ! Il n’y a pas de confinement et on peut échanger avec une autre personne pendant une promenade !

En France, je me demande s’il n’y a pas de psychologues cliniciens, ou de psychiatres parmi les conseillers du Président Emmanuel Macron auprès desquels il pourrait se renseigner sur les conséquences psychiques de l’isolement sur les personnes confinées et vivant seules ?

Pour moi, c’est totalement incompréhensible pourquoi le gouvernement français a pris ces mesures qui renforcent l’isolement des personnes vivant seules car elles peuvent avoir de graves conséquences sur leur santé mentale !

En éducation des enfants, une explication peut aider les enfants à accepter les règles qu’on leur impose.

Cela ne devrait-il pas, a fortiori, également s’appliquer aux habitants adultes d’un pays ?

Et si on n’a pas une bonne raison justifiant une règle on la laisse tomber, non ?