Category: Politique (fr)

La biodiversité au Relecq-Kerhuon

De la prairie à côté du terrain de foot au terrain de l’ancien Camping Municipal Camfrout

Préservation de la biodiversité sur la prairie à coté du terrain de foot

L’autre jour je suis passée à la prairie entre la Rue Vincent Jézéquel et le terrain de foot. J’ai été ravie de voir que cette prairie est entretenue en laissant une partie des herbes pousser naturellement. Une belle contribution à la biodiversité et aux besoins des insectes.

Panneau explicatif sur l’entretien de la prairie entre le terrain de foot et la Rue Vincent Jézéquel (23.07.2022)

Cette initiative de la ville du Relecq-Kerhuon au maintien de la biodiversité sur la prairie à coté du terrain de foot m’a incitée à écrire l’article “La biodiversité au Relecq-Kerhuon” comme un supplément à ma proposition pour le devenir du terrain de l‘ancien Camping Municipal Camfrout, publié le 1er juin 2022 sur mon blog : 

Un parc de convivialité et biodiversité – Transformons l’ancien Camping Camfrout en parc pour les habitants du Relecq-Kerhuon

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L’ancien Camping Municipal Camfrout – un trésor de la biodiversité

Le camping a été inauguré en 1979. La ville du Relecq-Kerhuon a toutes les années entretenu les haies et les herbes des parcelles du camping pour que les visiteurs de notre ville puissent passer de bonnes vacances pendant deux mois d’été. Depuis 2017, le camping est fermé.

Le terrain de Camping Camfrout, qui est situé entre la prairie humide de Lossulien et le milieu marin de l‘Anse de Camfrout, est au cours des années devenu un véritable trésor de la biodiversité. La nature pouvait bien s’y épanouir depuis plus de 40 ans. On y trouve différentes espèces d’arbres à feuilles et de nombreuses haies variées, autour des parcelles couvertes d’herbe où auparavant le campeurs mettaient leurs tentes, caravanes et camping-cars.

Haie d’hortensias bleus à l’entrée de la place de Camfrout (07.07.2022)

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Vue sur le terrain de l’ancien camping de la Place de Camfrout (07.07.2022)

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Vue sur le terrain de camping du coté Rue de Kerzincuff (juin 2022)

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L’arbre phare du terrain de camping. Un peuplier noir d’Italie. Vue du coté de la Prairie de Lossulien (07.07.2022)

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Plusieurs centaines de mètres de haies

Je me suis demandé combien de mètres de haies se cachent dans les méandres des haies du camping. En passant j’ai fait des essais pour estimer la longueur et j’ai pensé qu’il y a en tout cas plusieurs centaines de mètres de haies.

Comme souvent l’Internet pouvait aider. Sur la photo-satellite de Google maps du Camping Camfrout presque toutes les haies sont visibles. Avec l’outil de Google satellite pour mesurer les distances, j’ai mesuré qu’il y a plus de 600 mètres de haies qui entourent les parcelles.

Cela serait évidemment mieux de mesurer les haies sur place et de rechercher la biodiversité des arbustes et des arbres dont elles sont constituées. Mais le terrain du camping étant fermé au public pour le moment, il n‘est pas possible de faire des recherches précises.

Ce qu‘on peut voir de l‘extérieur du camping, et ce que montrent les photos, c‘est qu‘il y a des haies d’espèces variées, de différentes espèces d’arbres à feuilles et autour et au pied des arbres et des haies d’autre végétation. Tout ensemble, un véritable trésor de biodiversité, un habitat important pour les insectes, les oiseaux, les petits mammifères, des reptiles et encore d’autres animaux.

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Est-ce qu’il y a des espèces protégées sur le terrain du Camping Camfrout ?

Cela serait intéressant d’en savoir plus sur la flore et la faune de l’ancien camping. On peut s’attendre à ce qu’il y ait aussi des espèces protégées.

Dans mon jardin, près du terrain de camping, j’ai trouvé des animaux de deux espèces protégées, un hérisson, et au cours des deux dernières années des orvets de différentes tailles. L’orvet est un lézard sans pattes.

Le terrain de camping devrait être un habitat idéal pour le hérisson comme pour l‘orvet, loin de la circulation routière et avec de nombreuses haies variées autour des parcelles couvertes d’herbe. Le nom de hérisson en anglais hedgehog (hedge = haie, hog = cochon)indique que le hérisson a souvent son habitat dans les haies.

Le 22. avril 2020, lorsque je vidais mon composteur tout à coup un orvet (Anguis fragilis) est apparu. Je lui ai laissé ce composteur. En septembre 2020 nous avons trouvé un orvet de taille moyenne dans le jardin et en automne 2021 un petit orvet de la taille d’un grand vers de terre.

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Près du terrain de camping j‘ai trouvé cette orchidée, l‘orchis de mai (Dactylorhiza majalis), une espèce protégée en Bretagne.

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L’autre jour j’ai vu un Chardonneret élégant (Carduelis carduelis) sur le chemin près du camping. Le Chardonneret élégant est une espèce protégée.

J’espère qu’on peut faire des recherches sur la flore et faune au terrain de camping, et surtout si on y trouve des espèces protégées.

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Entretien et éco-pâturage

En juin 2022, l‘entretien se faisait avec des machines.

Entretien au début juin 2022

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En 2019 ces moutons paissaient l’herbe du terrain de l’ancien camping.

Éco-pâturage le 17 septembre 2019

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Outre le camping au Relecq-Kerhuon ces moutons se sont occupés de nombreux espaces à Brest Métropole. Voici un article du Télégramme (25 avril 2018) :

Éco-pâturages. Les Black Faces broutent l’herbe de la métropole

« Fini la tonte mécanique… L’entretien de 25 espaces verts de la métropole brestoise a été confié depuis mardi à des moutons d’une ferme finistérienne. Cette technique, l’éco-pâturage, s’inscrit dans une démarche écologique… ».

« C’est quand même plus agréable que des bruits de tondeuses », avance Alain Retière, berger chez Black Faces Breizh, la ferme partenaire de cette initiative. Pour cet éleveur très sensible aux questions de préservation de la nature, les moutons travaillent mieux que n’importe quel autre outil : « Contrairement à la tondeuse, ces bêtes font une sélection et préservent la biodiversité… ».

J’ai vu sur le site Éco-pâturage de Brest Métropole que le Camping Camfrout actuellement n’est pas sur la liste des espaces d’éco-pâturage.

Mais maintenant, quand les herbes sont en train de repousser après la tonte mécanique en juin 2022, j’espère que cela sera possible de laisser de nouveau les moutons paître l’herbe du terrain de l’ancien Camping Camfrout, et ainsi contribuer à préserver la biodiversité.

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Que sera le devenir de l’ancien Camping Camfrout ?

Le 11 juin 2022 a eu lieu une réunion avec des élus du Conseil Municipal et des riverains du terrain de camping.

Il y avait différentes propositions sur le devenir du camping.

  • Quelques-uns, comme moi dans ma proposition (1) publiée sur mon blog, voulaient prendre pour base l’état actuel du terrain pour y installer un parc pour les habitants.
  • D’autres ont proposé d’enlever les haies pour remettre le terrain en prairie sauvage, comme était le terrain avant que le camping soit installé en 1979.
  • L’adjoint au Maire du Relecq-Kerhuon, Tom Héliès, a parlé de la possibilité de laisser les ruisseaux de la Prairie de Lossulien poursuivre leur chemin sur le terrain de camping à la place de la solution actuelle, où l’eau des ruisseaux est conduit dans un grand tuyau sous sol en direction de l’Anse de Camfrout. Cette proposition nécessiterait de creuser un fossé large et profond sur le terrain de camping car le niveau des ruisseaux est plusieurs mètres plus bas que le site du camping.

Comme m’a écrit la Mairie du Relecq-Kerhuon le 14 juin 2022, dans une lettre concernant ma proposition sur le devenir du terrain de l’ancien Camping Camfrout, une concertation est engagée par la ville du Relecq-Kerhuon avec les riverains et va se poursuivre avec la population. On m’a invité à faire valoir mes idées auprès des animateurs de ce projet, dès les premières concertations avec les riverains de ma rue.

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Un bocage en miniature

Le terrain de l’ancien camping avec ses parcelles herbeuses encadrées des haies, sa variété d’arbustes et d’arbres me fait penser au paysage rural de bocage. J’espère qu’on pourra préserver ce bocage en miniature, un lieu unique au Relecq-Kerhuon et probablement aussi au-delà de notre ville.

Comme nous connaissons ces jours-ci une forte vague de chaleur, il faut mentionner que les arbres, mais aussi les haies, contribuent de manière importante à la lutte contre le réchauffement climatique. Ils retirent par la photosynthèse du CO2 de l’atmosphère et stockent le carbone dans leurs branches et feuilles, dans leurs racines et dans le sol et participent ainsi à la réduction des gaz à effet de serre.

Cela serait très intéressant et important d’en savoir plus sur la biodiversité du terrain de camping, sur les espèces d’animaux et de plantes qui vivent dans et sous les haies, dans les arbres et aussi sous sol dans la terre. Peut-être l’Office français de la biodiversité et/ou L’Agence Bretonne de la Biodiversité pourraient-ils aider à explorer l’écosystème et la biodiversité du Camping Camfrout.

La ville a priorisé le maintien de la biodiversité sur la prairie entre le terrain de foot et la Rue Vincent Jézéquel. J’espère qu’on va aussi préserver l’écosystème et la biodiversité qui s’est élaboré sur le terrain de l’ancien camping pendant plus de 40 ans.

Un parc de convivialité et biodiversité

Transformons l’ancien Camping Camfrout en parc pour les habitants du Relecq-Kerhuon

Introduction

L’Union pour Le Relecq-Kerhuon a dès le début lancé le devenir de l’ancien camping Camfrout comme un projet participatif avec les habitants.

(Programme de L’Union pour Le Relecq-Kerhuon pour les élections municipales des 15 et 22 mars 2020, p. 7)

Cela a suscité mon intérêt car je connais bien le Camping Camfrout depuis mes promenades quotidiennes avec mon chien le long du terrain. Et après la fermeture du camping, j’ai souvent réfléchi aux possibilités offertes par ce terrain pour nous, les habitants.

Le 22 octobre 2021, en même temps que les élus de la majorité au conseil municipal ont invite les habitants aux réunions de secteurs, j’ai envoyé la première version de ma proposition pour le terrain de l’ancien camping à Tom Héliès, adjoint au Maire du Relecq-Kerhuon, en charge de la proximité, de la sécurité et de la participation citoyenne.

Depuis, le 7 avril 2022, L’Union pour le Relecq-Kerhuon a annoncé sur son compte Twitter le budget participatif :

https://twitter.com/UnionLRK/status/1512132588252639237 (7 avril 2022)

En tant qu’étrangère de nationalité norvégienne, l’annonce du budget participatif a une signification particulièrement importante pour moi. Même si j’habite au Relecq-Kerhuon depuis 10 ans, je n’ai pas le droit de vote aux élections locales et en conséquence aucune influence démocratique sur les décisions locales qui me concernent aussi directement.

J’apprécie ainsi beaucoup que L’Union pour Le Relecq-Kerhuon ait explicitement souligné que les étrangers résidant dans notre ville sont les bienvenus à déposer un projet pour le budget participatif :

« Concernant les conditions de participation, que ce soit pour la dépose de projet ou le vote, seront concernés : tou.te.s résident.e.s de la commune, à partir de l’âge d’entrée au collège. Il n’est pas demandé de condition de nationalité ce qui permettra à un étranger domicilié au Relecq-Kerhuon, d’y participer. Ce que l’Etat n’a jamais voulu ou osé faire au niveau national, nous le faisons ici au Relecq-Kerhuon. » 1

Après cette annonce du budget participatif par L’Union pour Le Relecq-Kerhuon, je me suis donc mise tout de suite de nouveau au travail pour améliorer et concrétiser mes idées pour le terrain du camping.

Dans ma proposition ci-jointe je présente mes idées pour le devenir et l’aménagement du terrain de l’ancien camping, y compris les propositions qui pourraient être financées par le budget participatif, comme l’installation des tables de pique-nique, des jeux d’extérieur et des panneaux pédagogiques explicatifs sur la nature et la biodiversité.

J’espère que ma présente proposition pourra contribuer à une discussion intéressante et fructueuse sur le devenir du Camping Camfrout.

Le Relecq-Kerhuon, le 1 juin 2022

Mechthild W. Haugland (*)

1 Le Relecq-Kerhuon lance son 1er budget participatif => https://www.unionpourlerelecqkerhuon.com/post/le-relecq-kerhuon-lance-son-1er-budget-participatif

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(*) Addendum à l’introduction

Le 14 juin 2022 la Mairie du Relecq-Kerhuon m‘a écrit une lettre concernant ma proposition sur le devenir du terrain de l’ancien Camping Camfrout et le budget participatif.

Le jury n’a pas retenu ma proposition « malgré la très grande qualité » de mon projet.

C’était en regard de l’article 7 du règlement général du budget participatif 2022-2023

Ne pas être en cours d’exécution ou d’étude par la ville ou la métropole

On m’a informé qu’une concertation est engagée par la ville du Relecq-Kerhuon avec les riverains et va se poursuivre avec la population. On m’invite à faire valoir mes idées auprès des animateurs de ce projet, dès les premières concertations avec les riverains de ma rue.

Le 11 juin 2022, j’ai été à une réunion avec des élus et des riverains sur le terrain du camping.

Je ne sais pas qui sont les animateurs de ce projet, mais je vais bien présenter ma proposition aux concertations avec les riverains et la population.

Le Relecq-Kerhuon, le 25 juillet 2022

Mechthild W. Haugland

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Un parc de convivialité et biodiversité

Transformons l’ancien Camping Camfrout en parc pour les habitants du Relecq-Kerhuon

Étant habitante dans une rue riveraine du Camping Camfrout, je fais quotidiennement avec mon chien des promenades autour de la Prairie de Lossulien et sur le chemin le long du terrain de camping. Autrefois, quand le camping était ouvert en juillet et août, j‘aimais en passant apercevoir les campeurs en train de se réveiller et de préparer leur petit déjeuner. Une ambiance du matin, paisible et conviviale.

Depuis son inauguration en mai 19791, et pendant 38 ans, jusqu‘à l‘été 2017, le Camping Camfrout a été un lieu de rencontre et de convivialité pour les visiteurs de notre ville.

Maintenant le camping étant fermé, il serait bien que les habitants profitent de ce lieu unique de notre ville.

Cette longue histoire de la convivialité, j‘espère que nous pouvons la garder. Transformons l’ancien camping en parc de convivialité pour nous, les habitants du Relecq-Kerhuon. Un parc pour se rencontrer et faire des pique-niques. Un parc pour jouer à des jeux d’extérieur comme par exemple au jeu de palet breton, aux échecs et dames géants et au tennis de table dehors.

Le terrain du camping est non seulement un bon endroit pour un parc de convivialité, mais aussi pour promouvoir la découverte et la protection de la biodiversité de notre commune. D‘un côté du Camping Camfrout se trouve la prairie humide de Lossulien, et de l’autre côté il y a le milieu marin de l‘Anse de Camfrout et la Rade de Brest. Et si le ruisseau le plus proche de la prairie de Lossulien était détourné par le camping, cela permettrait aux plantes indigènes qui ont besoin de proximité de l’eau de s‘y installer.

Dans les parcelles du terrain de camping on pourrait mettre des panneaux explicatifs sur la biodiversité de notre commune, sur les espèces d’oiseaux, de mammifères, de reptiles, d’insectes, de fleurs, d’arbres etc.

Une condition préalable pour le parc est de bloquer l’accès aux voitures, par exemple avec des bollards et des portails sécurisés. Cela permet aussi de fermer le parc le soir, comme cela se fait au Jardin du Conservatoire Botanique National de Brest ou au cimetière du Relecq-Kerhuon.

Le terrain du camping aujourd‘hui

Une maison d‘accueil

– Des parcelles entourées de haies pour le

stationnement des tentes et des campingcars/caravanes

– Une aire de jeu

– Un bâtiment sanitaire

– Des lampes et des bornes de prises de courant

– Le terrain entier entouré d’une clôture en métal avec un portail en fer

Création d‘un parc de convivialité

Les parcelles entourées de haies

Tables de pique-nique

Dans les parcelles entourées de haies on pourrait mettre des tables de pique-nique.

Une table de pique-nique dans une parcelle (photomontage de la table ci-dessous)

La table de pique-nique du photomontage 
https://www.kingpicknicktafels.be/foto/K180-RUGL-1000-3.jpg

Il y a beaucoup de différents modèles de tables de pique-nique à choisir sur le site https://www.tablesdepiquenique.fr/.

L‘aire de jeu et des jeux pour tous les groupes d’âge

Aire de jeu sur le terrain du Camping Camfrout

Pour les enfants je propose de renouveler l’aire de jeu existante et d‘ajouter d’autres jouets.

Près de l’aire de jeu des enfants et de la maison d‘accueil on pourrait installer aussi des jeux d’extérieur pour tous les groupes d’âge, comme par exemple pour jouer au jeu de palet breton, aux échecs géants, au jeu de dames géant et au tennis de table dehors.

Jeu d’échecs géants

Je propose de stocker les jeux, les raquettes et les balles pour le ping-pong et les pièces d’échecs et de dames dans la maison d’accueil.

Entrée de la maison d’accueil

Pour emprunter un jeu il pourrait y avoir des heures d’ouverture à la maison d‘accueil. Ou les gens pourraient les emprunter à la médiathèque avec leur carte d‘abonnement ou Pass‘Média, en y obtenant une clé de la pièce/du placard/boîte où se trouve le jeu en question. Ou serait-il peut-être possible d’utiliser l’application « take-a-book » (Nedap) pour l’emprunt des jeux ?

L’arrière de la maison d’accueil

Création d‘un parc de biodiversité

Un parc de biodiversité peut contribuer à la protection de la nature et de la biodiversité de notre commune. Découvrir la biodiversité devrait être intéressant pour les habitants et aussi pour les élèves des écoles.

Panneaux explicatifs sur la biodiversité

Les parcelles entourées de haies sont un bon endroit pour installer non seulement les bancs de pique-nique, mais aussi les panneaux explicatifs et pédagogiques sur la biodiversité, sur les espèces d’oiseaux, de reptiles, d’insectes, de fleurs, de plantes etc.

Exemple d’un panneau explicatif sur les oiseaux aquatiques
(Photomontage d’un panneau trouvé dans Englischer Garten à Munich)

La zone humide de Fontaine Blanche à Plougastel-Daoulas

À Plougastel-Daoulas dans la zone humide de Fontaine Blanche, qui a des similitudes avec la prairie humide de Lossulien, on trouve des panneaux explicatifs sur la biodiversité.

https://www.lespiedssurterre-ecocommunication.com/agence/wp-content/uploads/2016/12/Fontaine-blanche_pano1_REF16.jpg
https://www.lespiedssurterre-ecocommunication.com/agence/wp-content/uploads/2016/12/Fontaine-blanche_pano2_REF16.jpg https://www.lespiedssurterre-ecocommunication.com/realisations/zone-humide-plougastel/

Une entreprise qui propose un grand choix de panneaux sur la nature

Je n’ai pas trouvé en France d’entreprise proposant des panneaux explicatifs et pédagogiques sur la nature et la biodiversité.

En Allemagne, il y a l‘entreprise „Natur im Bild“ https://natur-im-bild.com/, qui a un grand choix de tels panneaux sur la nature et la biodiversité et sur beaucoup de différentes espèces de plantes et d’animaux. L‘entreprise peut adapter les panneaux au besoin local et elle peut les faire en langue française.

On trouve tous les panneaux sur la boutique en ligne de „Natur im Bild“: https://shop.natur-im-bild.com/

Exemple 1 : Les oiseaux des bois et des parcs et leur chant.

Le QR-code sur le panneau permet d‘écouter sur le smartphone le chant des oiseaux.

https://shop.natur-im-bild.com/lehrtafeln/voegel/5418/wald-und-parkvoegel-und-ihr-gesang?number=143-80.1

Exemple 2 : L‘abeille.

L‘entreprise propose différents panneaux sur la vie des abeilles. En voici un:

Exemple 3 : Les chauves-souris et leur mode de vie

Exemple 4 : Les fleurs des champs et des prés :

Exemple 5 : Reptiles indigènes

Un jardin botanique de plantes indigènes

Peut-être peut-on installer un petit jardin botanique sur une partie du terrain du camping. On pourrait y planter des plantes qui sont indigènes au camping et aux alentours. À coté des plantes on peut mettre des étiquettes avec le nom et des informations sur la plante.

Près du terrain du camping j‘ai trouvé cette orchidée, l‘orchis de mai (Dactylorhiza majalis), une espèce protégée en Bretagne.

L‘installation d‘un petit jardin botanique, peut-être cela serait-il possible en coopération entre le jardin botanique de Brest et les écoles de Le Relecq-Kerhuon? Cela pourrait surtout être intéressant pour le collège Camille Vallaux qui est situé près du terrain de l‘ancien Camping Camfrout.

Hôtel à insectes

En mettant des hôtels à insectes dans le parc on peut promouvoir la biodiversité et on peut créer des conditions de vie favorables pour des insectes utiles à la pollinisation des plantes et contre les nuisibles.

On trouve différents modelés en vente dans les magasins mais peut-être y a-t-il des habitants qui pourraient les bricoler.

Un ruisseau pour les plantes indigènes á proximité de l‘eau

Si c‘est possible de détourner par le terrain de camping le ruisseau le plus proche de la Prairie de Lossulien cela permettra d’y installer des plantes indigènes qui ont besoin de la proximité de l’eau.

Le ruisseau de la Prairie de Lossulien le plus proche du camping:

L‘Éco-pâturage des moutons

Au cours des dernières années il y avait des moutons pour l’éco-pâturage sur le terrain de l‘ancien camping.

L’éco-pâturage devrait être une évidence pour un parc de la biodiversité. Si on garde la clôture et peut fermer le terrain par deux portes, il est toujours possible de laisser les moutons paître l’herbe du terrain. Un éventuel jardin botanique sur le terrain doit bien sûr être protégé des moutons.

Le bâtiment sanitaire

Le bâtiment sanitaire a probablement besoin d’une rénovation, mais il y a des toilettes qu’on peut utiliser dans un futur parc.

Le bâtiment sanitaire est situé derrière l’aire de jeu

Les lampes et des bornes de prises de courant

Une des lampes et des bornes de prises de courant

Il y a plusieurs lampes et des bornes de prises de courant le long du chemin principal du terrain de Camping Camfrout.

Je proposerais de garder les lampes et aussi des bornes de prises de courant. Ces installations pourraient être utiles pour installer des guirlandes lumineuses à l’occasion des grandes fêtes de la ville, comme un pique-nique Kerhorre traditionnel ou un pique-nique de jeux d’extérieur etc.

La clôture et le portail

Tout le terrain du Camping Camfrout est entouré d’une clôture. Actuellement il y a seulement une porte côté mer. Pour faciliter l’accès on pourrait remplacer le grillage du côté de la Prairie de Lossulien par un portail.

Côté Prairie de Lossulien – Installer un portail à la place du grillage

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Pour le budget participatif cela serait trop cher mais peut-être pourrait-on réaliser cet aménagement plus tard…

Installer un petit salon de thé dans la maison d’accueil

Ma proposition pour la maison d’accueil pour plus tard, c‘est d‘installer un petit salon de thé à l’intérieur et une terrasse avec un toit en verre et un abri-vent côté mer sur l‘arrière de la maison. On devrait remplacer la fenêtre dans le mur arrière par une porte.

Le salon de thé pourrait être ouvert les week-ends de mai à septembre, et peut-être plusieurs jours par semaine pendant les vacances d‘été.

Les gérants du salon de thé pourraient aussi s‘occuper de prêter des jeux d‘extérieur.

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Addendum

Le 25 juillet 2022 j’ai puiblié un supplement à l’article “Un parc de convivialité et biodiversité – Transformons l’ancien Camping Camfrout en parc pour les habitants du Relecq-Kerhuon” :

La biodiversité au Relecq-KerhuonDe la prairie à côté du terrain de foot au terrain de l’ancien Camping Municipal Camfrout

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1Quentel, Raymond, L‘histoire du Relecq-Kerhuon et des Kerhorres, Tome II, Maison des Kerhorres, 1997, p. 158

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Als Norwegerin hätte nicht gedacht, dass ich im Land der Menschen- und Bürgerrechte nicht wählen darf

Hier ist die deutsche Version meines Artikels Norvégienne, je ne pensais pas ne pas pouvoir voter au pays des droits de l’Homme et du Citoyen , veröffentlicht am 26. April 2021 in der französischen Tageszeitung Huffington Post veröffentlicht wurde.

In meinem Artikel ziehe ich eine Verbindungslinie zwischen dem Kampf für das Frauenwahlrecht in Frankreich und dem Kampf für das Ausländerwahlrecht. Ich habe den Artikel geschrieben für den Jahrestag des Referendums zum Frauenwahlrecht, das am 26. April 1914 in Frankreich stattfand und für den neuen “Internationalen Tag des Wahlrechts für alle”, den das Netzwerk “Voting Rights for All Residents” (VRAR) für den 26. April ausgerufen hat.

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Als Norwegerin hätte nicht gedacht, dass ich im Land der Menschen- und Bürgerrechte nicht wählen darf

Es ist interessant zu sehen, dass ein Argument, das gegen das Frauenwahlrecht in Frankreich angeführt wurde, in der Diskussion gegen das Ausländerwahlrecht wieder auftaucht: die Furcht, dass dies die Republik gefährdet.

Heute, am 26. April 2021, möchte ich an das Referendum zum Frauenwahlrecht erinnern, dass am 26. April 1914 in Frankreich stattfand, indem ich eine Verbindungslinie ziehe zwischen dem Kampf für das Frauenwahlrecht und dem Kampf für das Ausländerwahlrecht. An diesem Tag wird das neu gegründete europäische Netzwerk Voting Rights for All Residents (VRAR)i den „Internationalen Tag des Wahrechts für alle“ begehen.

„An die Urnen, Bürgerinnen! Ja oder nein, meine Damen, wollen Sie wählen?“

Das ist der Anfang des Manifests des Redakteurs Gustave Téry, veröffentlicht in der Tageszeitung Le Journal am 9 März 1914, mit dem Ziel mit dieser Abstimmung zu dokumentieren, dass die französischen Frauen das Wahlrecht wollen.

In Zusammenarbeit mit Vereinigungen für das Frauenwahlrecht, wurde am am 26. April 1914 von Le Journal ein Referendum organisiert, am gleichen Tag an dem die französischen Männer zur Wahl gingen, um die Abgeordneten der Nationalversammlung zu wählen.

Das Resultat war ein großer Erfolg, 505.972 Frauen legten den Stimmzettel „Ich möchte wählen“ in die Wahlurne, und nur 114 eine ablehnende Stimme.

Frankreich war eines der letzten Länder in Europa, die das Frauenwahlrecht einführten“

Aber der Widerstand der Politiker gegen das Frauenwahlrecht war groß, besonders im Senat. Ihre Gründe reichten vom Argument, dass Frauen nicht für die Politik gemacht seien, bis zum Argument, dass man fürchtete, dass die Frauen unter dem Einfluss der katholischen Kirche wählen würden, und ihre Stimmabgabe daher für die Republik gefährlich sein könnte.

Erst 30 Jahre nach dem Referendum, und ein Jahrhundert nach der Einführung des allgemeinen Männerwahlrechts im Jahre 1848, wurde den französischen Frauen am 21. April 1944 das Wahlrecht eingeräumt, durch eine Verordnung unterzeichnet von General de Gaulle. Frankreich war eines der letzten Länder in Europa, die das Frauenwahlrecht einführten.

Norwegen führte das aktive und passive Wahlrecht für Frauen im Jahre 1913 ein und war damit nach Finnland 1906 das zweite Land in Europa, in dem Frauen das allgemeine Wahlrecht bekamen.

In Deutschland haben Frauen das aktive und passive Wahlrecht seit 1918.

Als Frau fühle ich mich vom Kampf der Frauen für das Wahlrecht sehr berührt. Ich bin ihnen dankbar für ihren Mut und ihre Ausdauer, die wesentlich waren für die Einführung des Frauenwahlrechts in den Ländern der Welt.

Heute, als Norwegerin in Frankreich, ist es nicht mehr das Fehlen des Frauenwahlrechts, das mich daran hindert, an den Wahlen teilzunehmen, sondern das Fehlen des Wahlrechts für ausländische Bürger, die aus Ländern kommen, die nicht der Europäischen Union angehören.

An der Demokratie teilzunehmen, zur Wahl zu gehen, ist mir immer wichtig gewesen. In Norwegen ist das aktive und passive Wahlrecht für Ausländer bei den Kommunalwahlen (kommunestyrevalg) und Regionalwahlen (fylkestingsvalg) seit 1983 eine Selbstverständlichkeit. Ursprünglich aus Deutschland stammend, konnte ich 1983 und 1987 an den Lokalwahlen in Norwegen teilnehmen, bevor ich 1988 die norwegische Staatsbürgerschaft erworben habe.

Als ich mich im Jahre 2012 in Frankreich niedergelassen habe, ist es mir überhaupt nicht in den Sinn gekommen, dass ich im Land der Menschen- und Bürgerrechte bei den Lokalwahlen kein Wahlrecht haben würde.

In Norwegen ist das aktive und passive Wahlrecht für Ausländer bei den Kommunal- und Regionalwahlen seit 1983 eine Selbstverständlichkeit.“

In meiner Kommune kann ich Mitglied der Vereine werden und an Veranstaltungen teilnehmen. Ich kann die Sitzungen des Gemeinderats verfolgen und mit beratender Stimme Mitglied eines Arbeitsausschusses des Gemeinderats werden, aber ich habe kein Wahlrecht. Ich trage zur Finanzierung des Haushalts meiner Stadt bei, aber ich habe keinen Einfluss auf die Verteilung und Verwendung der Steuern, weil ich kein Wahlrecht habe.

Warum erlaubt Frankreich Ausländern keine Möglichkeit, demokratischen Einfluss auf lokale Beschlüsse zu nehmen, die sie direkt betreffen? Warum hört die Integration bei der Beteiligung am demokratischen Prozess auf ?

Wie das Frauenwahlrecht, so hat auch das Ausländerwahlrecht eine lange Geschichte. Versprochen wurde es von Präsident François Mitterrand im Jahre 1981, dann wieder von Präsident François Hollande im Jahre 2012, aber eingeführt wurde es nie.

Es ist interessant zu sehen, dass ein Argument gegen das Frauenwahlrecht in der Diskussion um das Ausländerwahlrecht wieder auftaucht, und zwar die Furcht, dass die Stimmen der Ausländer die Republik gefährden.

Laut einer Aussage von Premierminister François Fillon in einer Debatte des Senats am 8. Dezember 2011 ist der Vorschlag, das Ausländerwahlrecht zu beschließen, „eine Untergrabung eines der Fundamente der Republik“.

Henri Guaino, Sonderberater von Präsident Sarkozy, äußerte sich am 24. November 2011 in der Sendung „Le rendez-vous RFI – France 24“ dahingehend, dass es „katastrophal“ sein würde, das Ausländerwahlrecht bei den lokalen Wahlen einzuführen. Er sehe nicht „wo der Unterschied zwischen lokalen und nationalen Wahlen sei“, und fügte hinzu, dass außerdem die lokalen Wahlen dazu dienen „die Senatoren zu wählen, die nationale Politik machen“.

Was Präsidentenberater Guaino vergessen hat zu sagen, ist, dass Paragraph 88-3 der französischen Verfassung am 28. Juli 1993 (in Bezug auf die Beteiligung von Ausländern aus der Europäischen Union) geändert wurde. „Das aktive und passive Wahlrecht bei den Kommunalwahlen kann nur Bürgern aus der Union eingewilligt werden, die in Frankreich wohnen. Diese Bürger dürfen weder die Funktion des Bürgermeisters noch des stellvertretenden Bürgermeisters ausüben, noch dürfen sie sich an der Ernennung der Abgeordneten für die Wahl der Senatoren und an der Wahl der Senatoren beteiligen.“

Ich trage zur Finanzierung des Haushalts meiner Stadt bei, aber ich habe keinen Einfluss auf die Verteilung und Verwendung der Steuern, weil ich kein Wahlrecht habe.“

Aus dieser Änderung der französischen Verfassung geht also unmissverständlich hervor, dass die ausländischen Abgeordneten in den Gemeinderäten keine nationale Funktion haben.

Warum dieser verbitterte Kampf der französischen Politiker gegen das Ausländerwahlrecht in Frankreich, wenn man in Norwegen die Möglichkeit, sich in der Demokratie zu engagieren, als ein wichtiges Mittel der Integration sieht?

Emmanuel Macron hat 2019 ebenfalls erklärt, dass er nicht für das Ausländerwahlrecht ist. Er zieht es vor, dass in Frankreich ansässige Ausländer die französische Staatsbürgerschaft beantragen.

Es scheint, dass der Präsident der französischen Republik uneinig mit der Bevölkerung ist, denn nach einer Meinungsumfrage von Harris interactive im Januar 2020, sind 62 % der Franzosen für eine Ausweitung des kommunalen und des europäischen Wahlrechts auf in Frankreich ansässige Ausländer aus Nicht-EU-Ländern.

Und ich, in Frankreich wohnende Ausländerin aus einem Land, das nicht zur Europäischen Union gehört, ich möchte wählen.

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i Wahlrecht für alle Bürger

As a Norwegian, I did not imagine that I would be denied the right to vote in the country of human rights

This is the English Language Version of my article Norvégienne, je ne pensais pas ne pas pouvoir voter au pays des droits de l’Homme et du Citoyen, published in the Huffington Post, 26/04/2021

As a Norwegian, I did not imagine that I would be denied the right to vote in the country of human rights

It is interesting to see that an argument that was used against women’s suffrage in France reappears in the discussion against the right of foreigners to vote: the fear that this would endanger the Republic.


Today, on 26 April 2021, I would like to commemorate the referendum on women’s suffrage that took place in France on 26 April 1914 by comparing the struggle for women’s suffrage to the struggle for foreigners’ voting rights. On this day, the newly established European network Voting Rights for All Residents (VRAR) will celebrate the “International Voting Rights Day for All”.

“To the polls, all women citizens! Yes or no, ladies, will you vote?”


This is the beginning of the manifesto of the editor Gustave Téry, published in the daily newspaper Le Journal on 9 March 1914. It aimed at documenting, by means of their own poll, that the French women wanted the right to vote.

In collaboration with associations for women’s suffrage, a referendum was organized by Le Journal on 26 April 1914, the same day that French men went to the polls to elect deputies to the National Assembly.


The result was a great success, 505,972 women put the ballot paper “I want to vote” in the ballot box, and only 114 voted against the right to vote.

“France was one of the last countries in Europe to introduce women’s suffrage”

But politicians’ opposition to women’s suffrage was strong, especially in the Senate. Their reasons ranged from the argument that women were not made for politics to the argument that it was feared that women would vote under the influence of the Catholic Church and their vote could therefore be dangerous for the Republic.

It was not until 30 years after the referendum, and a century after the introduction of universal male suffrage in 1848, that the French women were granted the right to vote on 21 April 1944, by a decree signed by General de Gaulle. France was one of the last countries in Europe to introduce women’s suffrage.

Norway introduced active and passive voting rights for women in 1913, making it the second country in Europe after Finland in 1906 to give women universal suffrage.

In Germany, women have had the right to vote and stand for election since 1918.

As a woman, I feel very touched by the struggle of women for the right to vote. I am grateful to them for their courage and perseverance, which were essential for the introduction of women’s suffrage in countries around the world.

Today, as a Norwegian in France, it is no longer the lack of women’s suffrage that prevents me from voting, but the lack of the right to vote for foreign citizens who come from countries that do not belong to the European Union.

Participating in democracy, going to the polls, has always been important to me. In Norway, the right to vote and stand for election for foreigners in municipal elections (kommunestyrevalg) and regional elections (fylkestingsvalg) has been a matter of course since 1983. Originally from Germany, I was able to vote in municipal and regional elections in Norway in 1983 and 1987 before acquiring Norwegian citizenship in 1988.

When I settled in France in 2012, it did not occur to me at all that I would not have the right to vote in local elections in the country of human and civil rights.

“In Norway, the right to vote and stand for election for foreigners in local and regional elections has been a matter of course since 1983.”

In my municipality I can become a member of the associations and participate in events. I can follow the meetings of the municipal council and become a member of a working committee of the municipal council with an advisory vote, but I do not have the right to vote in the local elections. I contribute to the financing of my city’s budget, but I have no influence on the distribution and use of taxes because I have no right to vote.

Why does France not allow foreigners to have a democratic influence on local decisions that directly affect them? Why does integration stop at the participation in the democratic process?

Like women’s suffrage, the right of foreigners to vote has a long history. It was promised by President François Mitterrand in 1981, then again by President François Hollande in 2012, but it was never adopted.

It is interesting to see that one argument against women’s suffrage is resurfacing in the discussion about foreigners’ right to vote, and that being the fear that foreigners’ votes endanger the Republic.

According to a statement by Prime Minister François Fillon in a debate in the Senate on 8 December 2011, the proposal to adopt the right to vote for foreigners is “an undermining of one of the foundations of the Republic”.

Henri Guaino, special advisor to President Sarkozy, commented on 24 November 2011 in the programme “Le rendez-vous RFI – France 24” that it would be “disastrous” to introduce the right to vote for foreigners in local elections. He could not see “where the difference is between local and national elections”, adding that, moreover, local elections serve to “elect the senators who make national policy”.

What Presidential Advisor Guaino forgot to say, is that Paragraph 88-3 of the French Constitution was amended on 28 July 1993 (regarding the participation in elections of foreigners from the European Union).

“The right to vote and to stand as a candidate in municipal elections may be granted only to citizens from the Union residing in France. These citizens may not hold the position of mayor or deputy mayor, nor may they participate in the appointment of deputies for the election of senators and in the election of senators.”

“I contribute to the financing of my city’s budget, but I have no influence on the distribution and use of taxes because I have no right to vote.”


This amendment to the French Constitution is thus unmistakably clear that the foreign deputies in the local councils have no national function.


Why this bitter fight by French politicians against the right of foreigners to vote in France, when in Norway the opportunity to engage in democracy is seen as an important means of integration?

Emmanuel Macron did also state in 2019 that he is not in favour of voting rights for foreigners. He prefers that foreigners residing in France apply for French national citizenship.

It seems that the President of the French Republic is at odds with the population, because according to an opinion poll by Harris interactive in January 2020, 62% of French people are in favour of extending municipal and European voting rights to non-EU foreigners residing in France.

And I, a foreign resident in France from a country that is not part of the European Union, I want to vote.


Norvégienne, je ne pensais pas ne pas pouvoir voter au pays des droits de l’Homme et du Citoyen

Für die deutsche Version, bitte nach unten scrollen – Please scroll down for English version

Dans ma tribune publiée aujourd’hui dans le HuffPost, je fais le lien entre le combat pour le droit de vote des femmes et le combat pour le droit de vote des résidents étrangers.

J’ai écris ma tribune pour l’anniversaire du référendum sur le droit de vote des femmes le 26 avril 1914 et pour la nouvelle “Journée internationale du droit de vote pour tous” que le réseau “Voting Rights for All Residents” (VRAR) va célébrer aujourd’hui.

Veuillez lire ma tribune sur le site de HuffPost:

https://www.huffingtonpost.fr/entry/norvegienne-je-ne-pensais-pas-ne-pas-pouvoir-voter-au-pays-des-droits-de-lhomme-et-du-citoyen_fr_60816e45e4b0c1b896461f06

Et sur Twitter – Und auf Twitter – And on Twitter:

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English version, please click here As a Norwegian, I did not imagine that I would be denied the right to vote in the country of human rights

Für die deutsche Version, bitte hier klicken: Als Norwegerin hätte nicht gedacht, dass ich im Land der Menschen- und Bürgerrechte nicht wählen darf

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Quand les arbres cachent la forêt

En été 2019, j’ai appris qu’il y a un collectif politique « Vert Le Relecq-Kerhuon » qui voulait se présenter au Relecq-Kerhuon pour les élections municipales 2020.

Une liste verte au Relecq-Kerhuon ! J’ai été très curieuse de leurs propositions pour l’écologie, la protection de l’environnement et de la biodiversité dans notre ville.

Vert Le Relecq-Kerhuon – un collectif vert dans une ville verte

Quand on regarde Le Relecq-Kerhuon par le haut des collines on voit une ville verte. Et quand on sillonne la ville à pied, il y a plusieurs espaces verts publics à découvrir: le Bois de Kéroumen, l’Anse de Kerhuon, la prairie humide de Lossulien, le Bois de Sapin, la Coulée Verte, la Vallée du Costour. À coté de ces espaces verts publics il y a aussi tous les jardins avec une grande variété d’arbres, de buissons, de fleurs, de pelouses et de jardins potagers.

Voici quelques photos que j’ai prises dans mon jardin et pendant mes promenades.

Vue sur Le Relecq-Kerhuon depuis le pré à côté de la Venelle de Kerminihy

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Vue sur l’Anse de Kerhuon – Réserve naturelle ornithologique

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Une famille de Cygne tuberculé (Cygnus Olor) à l’Anse de Kerhuon

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Un cygne devant le viaduc ferroviaire de Kerhuon. En arrière une partie du Bois de Keroumen

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La biodiversité au Le Relecq-Kerhuon inclut aussi des espèces protégées

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Un Orchis de mai (Dactylorhiza majalis), une espèce protégée en Bretagne
Vu dans le pré à côté de la Venelle de Kerminihy.

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Une Hirondelle rustique dans la Venelle du Mendy
L’Hirondelle rustique (Hirundo rustica) et l’Hirondelle de fenêtre (Delichon urbica) sont des espèces protégées en fort déclin.

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C’est peut-être inattendu, mais si proche des maisons on peut rencontrer des chevreuils.

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La vue de la liste Vert Le Relecq-Kerhuon sur notre ville

J’aime vivre et me déplacer à Le Relecq-Kerhuon et découvrir la nature. C’est pourquoi j’ai été stupéfaite en octobre 2019 de lire un Tweet de Marie Quétier, tête de liste de Vert Le Relecq-Kerhuon.

J’ai vu les tas des bûches sur les photos mais il n’y avait aucune indication sur le lieu. Je lui ai demandé à une explication:

Marie Quétier ne m’a jamais répondu lorsque je lui demandais de m’indiquer les lieux de ces “massacres à la tronçonneuse”. Dans sa seule réponse (Capture d’écran du Tweet ci-dessus) elle a écrit: “C’est réellement mon tweet qui vous stupéfie ? Alors que nous vivons la sixième extinction de masse, le fait notamment qu’encore aujourd’hui on coupe régulièrement des arbres en ville parfaitement sains … ça, ça ne vous stupéfie pas ? Et ben moi … oui, ça me stupéfie !”

A la réunion de campagne des Vert Le Relecq-Kerhuon le 8 novembre 2019 Marie Quétier a encore une fois confirmé “de voir … des arbres et des talus coupés partout sur la commune”. (à 0.44 sur la vidéo)

Moi, je n’ai pas réussi de trouver ni les “massacres à la tronçonneuse”, ni “des arbres et des talus coupés partout sur la commune”.

Pourquoi Marie Quétier ne répond-elle pas à une question si importante pour la nature et la biodiversité de notre ville? La communication avec les habitants n’est-elle pas importante pour le collectif Vert Le Relecq-Kerhuon? Dans leur programme ils s’engagent à la “démocratie participative” et aux “plateformes numériques de démocratie participative” pour “faciliter le dialogue, stimuler une citoyenneté constructive”.

Je trouve douteux qu’une candidate à la mairie de Le Relecq-Kerhuon fasse des affirmations concernant la biodiversité et l’environnement dans notre ville sans donner de preuve. Pour les bonnes décisions il faut qu’on connaisse l’état réel de la nature et de la biodiversité. J’ai appris et compris pendant mes innombrables promenades que nous avons dans notre ville une nature et biodiversité précieuse à protéger !

Un exemple très important, ce sont des hirondelles ! En 2013 une enquête de Bretagne vivante a repéré huit nids d’hirondelles de fenêtre à Le Relecq-Kerhuon. Mais combien y-en-a-t-il en 2020 ? Et qu’est ce qu’on sait des hirondelles rustiques ? Il faut faire un plan d’urgence pour aider les hirondelles dans notre ville.

Pour la liste Vert Le Relecq-Kerhuon la protection des 26 arbres de la Cantine du Moulin blanc est une préoccupation principale. Ces arbres sont situés sur un terrain où le sol est pollué par les anciennes activités industrielles. Le site se trouve entre la voie express et la route principale à l’entrée de Le Relecq-Kerhuon.

Les arbres sur le terrain de la Cantine de l’ancienne Poudrerie du Moulin Blanc

Dans une “Lettre ouverte aux générations de l’avenir…” la liste Vert Le Relecq-Kerhuon souligne l’importance de ces arbres pour les membres du collectif: “Vous qui osez faire grève pour le climat, qui savez que nos arbres de la Cantine du Moulin Blanc au Relecq-Kerhuon sont aussi précieux que ceux de la forêt amazonienne…“.

Selon Le Fonds Mondial pour la Nature (WWF) « L’Amazonie héberge une biodiversité phénoménale : 40 000 espèces de plantes, 3 000 espèces de poissons d’eau douce et plus de 370 de reptiles, soit une espèce sur dix connues sur Terre. À cette biodiversité s’ajoute les 550 millions d’hectares de forêts denses, le tiers des forêts tropicales humides restantes de la planète et 6 600 km de rivières sinueuses… Autant d’atouts qui justifient ’importance de l’Amazonie pour l’ensemble de la planète. »

La forêt amazonienne est un patrimoine naturel mondial inestimable.

Et à Le Relecq-Kerhuon les 26 arbres de la Cantine sont aussi précieux que ceux de la forêt amazonienne” ?

Le Bois de Kéroumen, l’Anse de Kerhuon, la prairie humide de Lossulien, le Bois de Sapin, la Coulée Verte, la Vallée du Costour et aussi tous les jardins, qui tous ensemble représentent une biodiversité importante pour notre ville, eux ne méritent pas la moindre mention dans la “Lettre ouverte aux générations de l’avenir…”?

La Vallée du Costour se trouve juste à deux pas derrière les arbres de la Cantine. Mais pour le collectif Vert Le Relecq-Kerhuon, j’ai l’impression que les arbres cachent la forêt…

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Le Relecq-Kerhuon – une ville où il fait bon vivre

Après avoir décidé d’émigrer de Norvège, j’ai été en quête d’une ville sur la côte près de Brest où je pourrais d’avoir envie de m’installer. Quand j’ai visité Le Relecq-Kerhuon en septembre 2009, la ville m’a plu tout de suite, mais on ne prend bien sûr pas spontanément une décision si importante.

Ma deuxième visite au Relecq-Kerhuon était le 14 août 2010 quand j’ai assisté au Pique-Nique Kerhorre à Camfrout avec mes enfants et des amis. C’était une soirée conviviale et magnifique, le spectacle du tango de feu de la compagnie Bilbobasso était magique.

Quelques jours plus tard nous avons sillonné la ville à pieds. Nous nous sommes promenés sur le chemin le long de l’Anse et ultérieurement sur la Corniche. Les traces de la marée et l’odeur de goémon, cela me plaît toujours quand j’y fais mes promenades quotidiennes.

Promenade le long de l’Anse de Kerhuon

Après un séjour de quatre semaines au Relecq-Kerhuon en 2011, je m’y suis installée définitivement en septembre 2012.

Étant nouvelle habitante, j’apprécie beaucoup tous les événements culturels où on a la possibilité de faire la connaissance d’autres habitants, comme par exemple les Pique-Niques Kerhorres ou les ateliers participatifs à la Médiathèque François Mitterrand.

Pour le Pique-Nique Kerhorre en 2017 j’ai fait des galettes inspirées par l’affiche du pique-nique. Je les ai partagées avec les autres pique-niqueurs.

Je me sens à l’aise au Relecq-Kerhuon, et je trouve que le maire Yohann Nédélec et son équipe de « L’Union pour le Relecq-Kerhuon » ont bien géré notre ville.

“Bienvenue au Relecq-Kerhuon” en plusieurs langues sur le vitrage du front de la Mairie. Tout le monde y est bienvenue !

Quoi qu’en disent les membres de la liste « Vert Le Relecq-Kerhuon », moi, j’ai fait des expériences que Le Relecq-Kerhuon, c’est une ville verte !

Je me promène sur les sentiers le long des talus, sous les grands arbres dans le bois de Keroumen ou au Bois de Sapins. Et autour de la prairie humide de Lossulien où j’ai si souvent pu observer le héron cendré.

Héron cendré dans la Prairie de Lossulien

Les balades en ville font aussi plaisir toute l’année car dans les jardins on trouve toujours des plantes en fleur et des oiseaux.

Je ne comprends pas du tout l’affirmation de Marie Quétier, tête de liste de « Vert Le Relecq-Kerhuon » , qui parle des massacres « à la tronçonneuse au Relecq-Kerhuon où on n’aime décidément pas les arbres » et où les « insectes et les oiseaux sont priés d’aller nicher ailleurs. » (1)

A mon avis notre ville mérite mieux que les politiciens qui peignent tout en noir.

J’ai aimé lire que la tête de liste « Marchons pour Le Relecq-Kerhuon », Jean-Marie Fourmantin, a comme moi une opinion positive de notre ville d’adoption. Il s’exprime en ces termes sur le site de la liste :

« Après avoir vécu 7 ans à Sibiril (Finistère), je suis arrivé au Relecq-Kerhuon en janvier 2014. Je me suis tout de suite pris de passion pour notre commune, havre de paix et de bien-être. » (2)

Evidemment d’accord, Le Relecq-Kerhuon est une ville où il fait bon vivre !

Ambiance de soir sur la Corniche

Jean-Marie Fourmantin et les candidats de sa liste ont bien sûr des propositions pour l’avenir de notre ville. Mais ses mots ne peuvent être qu’une reconnaissance du travail qu’ont fait le maire Yohann Nédélec et son équipe de « L’Union pour Le Relecq-Kerhuon » au cours des douze dernières années.

Ayant la nationalité norvégienne, je n’ai pas le droit de vote aux élections municipales en France, mais j’espère que Le Relecq-Kerhuon sera pour six nouvelles années gouvernée par la majorité de « L’Union pour Le Relecq-Kerhuon », menée par Laurent Péron.

Droit de vote des étrangers. Le plaidoyer de Mechthild

Le 10 novembre 2018 j’ai participé à un séminaire à Paris sur le droit de vote des étrangers organisé par le collectif “J’y suis, j’y vote”.

Le Télégramme a publié un article sur ma participation au séminaire.

Voici sur le site de “Le Télégramme” l’article de Jean-Luc Padellec publié le 14 novembre 2018 :

Droit de vote des étrangers. Le plaidoyer de Mechthild


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Mon intervention : Le droit de vote des étrangers (Séminaire, 10 novembre 2018, Salle Médicis, Palais du Luxembourg)

LE DROIT DE VOTE DES ÉTRANGERS

L’évolution de droit de vote des étrangers dans les pays nordiques et mes expériences personnelles en Norvège et en France (*)

Les pays nordiques ont accordé très tôt le droit de vote aux étrangers

La Suède à été le premier pays nordique qui en 1975 a donné le droit de vote aux élections locales à tous les citoyens étrangers.

En 1977 le Danemark a accordé le droit de vote aux citoyens des pays nordiques. En 1978 la Norvège a fait suite, après la Finlande en 1981 et l’Islande en 1986.

Le droit de vote a été étendu à tous les étrangers en 1981 au Danemark, en 1983 en Norvège, en 1991 en Finlande et 2002 en Islande. (2)

La Norvège a accordé en 1983 le droit de vote et d’éligibilité aux élections municipales (Kommunestyrevalg) et régionales (fylkestingsvalg) à tous les étrangers résidant en Norvège depuis au moins 3 ans.

L’évolution de droit de vote des étrangers en Norvège

En septembre 1983, aux premières élections municipales et régionales où ont participé les citoyens étrangers, il y avait 49 000 étrangers ayant le droit de vote, soit 2 % des électeurs. Aux dernières élections en septembre 2015, le nombre des étrangers ayant le droit de vote est augmenté à 313 000, soit 8 % des électeurs. (3)

En 1983, aux premières élections où les étrangers ont le droit de vote, le taux de participation des étrangers était de 46 pour cent et aux dernières élections en 2015 de 29 pour cent. On a observé depuis 1983 une tendance à un taux de participation plus bas des étrangers que le taux de participation des Norvégiens.

Le taux de participation aux élections municipales et régionales en 2015 pour les Norvégiens de souche était de 64 pour cent et pour les citoyens norvégiens issus de l’immigration de 40 pour cent, et les citoyens étrangers de 29 pour cent.

Le gouvernement norvégien souhaite augmenter la participation des immigrés aux élections

Le gouvernement norvégien est préoccupé par le faible taux de participation aux élections des Norvégiens issus de l’immigration et des étrangers. Il craint qu’une faible participation aux élections de certaines parties de la population ait des conséquences négatives pour la légitimation du système électoral et de la démocratie locale, ces groupes ne participant pas au processus démocratique. Le gouvernement appelle les communes à passer à l’action pour essayer d’augmenter la participation des immigrés aux élections. (4)

Depuis 2013 en Norvège, il y a le gouvernement de la première ministre Erna Solberg du Parti conservateur (Høyre = H) en coalition avec le Parti du progrès (Fremskrittspartiet = FrP), et depuis 2018 aussi avec du Parti Venstre (V). (5)

Pour le gouvernement norvégien une partie importante de la politique d’intégration consiste à encourager les immigrés participer aussi à la vie civique, par exemple à la politique ou aux associations de bénévolat. Le gouvernement souligne qu’une haute participation aux élections est importante pour le fonctionnement de la démocratie représentative, et aussi que c’est important que tous les groupes, comme les Norvégiens issus de l’immigration ou bien étrangers résident en Norvège, participent à la représentation politique nationale et locale : Cela peut les aider à pouvoir exercer une plus grande influence sur leur vie quotidienne. (6)

La contribution des élus étrangers aux conseils municipaux

En 1983 il y avait 8 élus issus de l’immigration aux conseils municipaux en Norvège. Après les élections en 2015 il y a 173 élus citoyens norvégiens issus de l’immigration et 101 élus citoyens étrangers.

Le 14 septembre 2015 la Française Diane Berbain a été élue membre du Conseil municipal de Bergen, la deuxième plus grande ville de Norvège.

Diane Berbain, Française élue au Conseil municipal de Bergen. Intervention sur la domiciliation des réfugiés lors d’une séance en 2016

Les élus étrangers, bilingues et biculturels, peuvent particulièrement avec leurs connaissances de la culture et de la vie dans leur pays d’origine contribuer au conseil municipal. Cela concerne non seulement des aspects intéressants pour la discussion et le travail politique, mais aussi pour l’échange interculturel sur les sujets communs entre des conseils municipaux de différents pays.

Allemande en Norvège

Moi, je suis Norvégienne d’origine allemande. Quand je suis arrivée en Norvège fin 1979, j’avais la nationalité allemande. Grâce au droit de vote des étrangers j’ai pu voter en septembre 1983 aux élections locales et régionales.

Tous les quatre ans, depuis 1983, les étrangers résidant depuis au moins trois ans en Norvège peuvent voter et sont éligibles aux élections municipales (kommunestyrevalg) et aux élections régionales (fylkestingsvalg).

En 1988 j’ai acquis la nationalité norvégienne. En ce temps-là, je pensais rester en Norvège pour toute ma vie, et je voulais avoir les mêmes droits que les Norvégiens. Pour moi, le droit de vote aux élections nationales était un aspect essentiel pour acquérir la nationalité norvégienne.

Norvégienne en France

Les choses changent, je ne suis pas restée en Norvège. En 2012 je me suis installée en France. J’ai été surprise d’apprendre que les étrangers non-communautaires en France n’avaient pas le droit de vote aux élections locales.

Comme membres de l’Espace Économique Européen (EEE) les Norvégiens ont en France, sous condition de réciprocité, le droit de travailler, de faire des études et de résider, au même titre que les membres de l’Union Européenne (UE). Mais même si les Norvégiens ont tout ces droits, le droit de vote n’est pas accordé aux citoyens norvégiens comme aux membres de l’Union Européenne.

Moi, Norvégienne en France, je suis résidente dans ma commune du Relecq-Kerhuon depuis six ans. Je paye des impôts locaux, je peux m’inscrire aux associations, je peux participer à tous les événements, je peux m’engager pour tous les projets de la ville – mais je n’ai pas de droit de vote aux élections locales. Et je n’ai pas non plus eu le droit de voter le 1 juillet 2018 à la consultation citoyenne concernant l’acquisition par la ville de deux parcelles littorales.

J’ai l’impression qu’en France les politiciens qui sont contre le droit de vote des étrangers voient les résidents étrangers comme une charge et un problème.

Heureusement dans ma commune du Relecq-Kerhuon je me sens la bienvenue. J’étais très contente d’apprendre au Conseil Municipal le 19 décembre 2012 que la majorité (PS/PCF) des élus de ma commune s’engageaient pour le droit de vote des étrangers.

Mon implication dans la vie de ma ville d’adoption

Dès mon arrivée en 2012 j’ai suivi des séances du Conseil Municipal parce que cela m’intéresse de savoir ce qui se passe dans la vie politique de ma ville. Après les élections en 2014 le Conseil municipale m’a appelé à la Commission « Petite enfance, vie scolaire, jeunesse » comme membre avec voix consultative.

Concernant d’autres engagements plus récréatifs, je peux faire mention du groupe de Scrabble anglais qui j’ai fondé en avril 2014. Au début nous étions quatre personnes et en 2018 il y a déjà onze membres. Le Café culturel de la médiathèque du Relecq-Kerhuon nous accueille une fois par mois pour nos séances de Scrabble où on joue et on parle en anglais.

J’ai contribué à l’aménagement participatif de la Place Jeanne d’Arc. Tous les citoyens étaient invités à dessiner sur des plaques de bois dans le style de Mondrian et Vasarely, Ensuite les plaques sont installées sur les contremarches des gradins de la place.

J’ai essayé de dessiner mon chien dans une structure inspirée par Vasarely

Pourquoi la France n’accorde-t-elle pas le droit de vote aux étrangers ?

Participer à la démocratie, aller voter, cela a été toujours important pour moi. Pourquoi la France me laisse-t-elle participer à la vie de ma ville et au financement du budget sans me donner le droit de m’exprimer aux élections locales ou à une consultation citoyenne ? Pour moi c’est complètement incompréhensible.

Pourquoi la France a-t-elle une vision différente de celle de la Norvège sur l’importance qu’il y a à inclure tous les résidents dans les processus démocratiques ? Pourquoi ne craint-on pas de conséquences négatives pour la légitimation du système électoral et la démocratie locale quand on refuse à donner une voix démocratique aux résidents étrangers ? Jusqu’à ce jour j’ai habité dans trois pays, en Allemagne, en Norvège et en France. Comme moi, il y a beaucoup de personnes, qui se déplacent dans différents pays au fil de leur vie.

La mobilité des personnes, ne devrait-elle pas être un argument pour le droit de vote des étrangers, quel que soit leur pays d’origine, de l’Union Européenne ou non ?

Conclusion

Les pays nordiques ont accordé le droit de vote aux étrangers aux élections locales assez tôt. La Suède a accordé le droit de vote à tous les étrangers dès le début, en 1975. Les autres pays ont accordé le droit de vote aux étrangers en deux temps, au début seulement aux étrangers des autres pays nordiques. Le temps de l’extension du droit de vote à tous les étrangers a varié de quatre ans au Danemark jusqu’à 16 ans en Islande.

En 2001 la France a accordé le droit de vote aux élections locales aux membres des autres pays de l’Union Européenne. Donner le droit de vote seulement à certains étrangers, ça pourrait être un début, pour plus tard étendre le droit de vote à tous les étrangers comme au Danemark, en Norvège, en Finlande et en Islande. Mais en 2018 cela fait déjà 17 ans depuis les étrangers communautaires ont le droit de vote, et on ignore toujours quand la France va accorder le droit de vote à tous les étranger

Quand je regarde la devise attachée au mur de notre mairie, ça me donne à réfléchir. « Liberté, Egalité, Fraternité », est-ce que cette devise également pertinente pour le droit de vote des étrangers ?

J’aimerais avoir une réponse des politiciens français.

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Références


(1) Source pour la carte des pays nordiques : S. Solberg J., 2. juni 2008, Members of the Nordic Council.

(2) Harald Waldrauch, European Centre for Social Welfare Policy and Research, Electoral rights for foreign nationals : a comparative overview of regulations in 36 countries

(3) Sources pour toutes les statistiques éléctorales : Le Bureau central des statistiques de Norvège (Statistisk sentralbyrå { SSB) : Øyvin Kleven, Innvandrere og kommunestyretvalget 2015, SSB Rapporter 2017/10

(4) Tilrettelegging for økt valgdeltakelse (en français : Mésures pour augmenter la participation aux élections)

(5) Høyre = H = droite. Parti (centre)-droit. Fremskrittspartiet = FrP. Parti le plus à droite au Parlement. Venstre =V = gauche. Libéral et social libéral. Selon : Les élections législatives en Norvège – 11 septembre 2017

(6) Regjeringens mål for integrering (en français : Objectif du gouvernement pour l’intégration)

(*) Le droit de vote des résidents étrangers. Actualités en France et en Europe, les conséquences du Brexit – Séminaire organisé par le collectif J’y suis j’y vote, dont la LDH est membre

Droit de vote des étrangers en France et en Norvège

En France, il y a 37 ans que François Mitterrand pendant sa campagne électorale a proposé le droit de vote aux élections municipales aux étrangers résidant au moins depuis cinq ans dans le pays. Élu président, François Mitterrand a abandonné cette proposition.

Tous les ans, depuis 1981, les politiciens français discutent le droit de vote des étrangers aux élections municipales, le résultat étant toujours défavorable.

En Norvège, il y a 35 ans que les Français comme d’autres étrangers peuvent exercer le droit de vote aux élections locales et régionales.

Tous les quatre ans, depuis 1983, les étrangers résidant au moins trois ans en Norvège peuvent voter et sont éligibles aux élections municipales (kommunestyrevalg) et aux élections régionales (fylkestingsvalg).

Le 14 septembre 2015 la Française Diane Berbain a été élue membre du Conseil municipal de Bergen, la deuxième plus grande ville de Norvège.

Moi, je suis Norvégienne en France, résidant dans ma commune de Le Relecq-Kerhuon depuis six ans. Je paye des impôts locaux, je peux m’inscrire aux associations, je peux participer à tous les événements, je peux m’engager pour tous les projets de la ville – mais je n’ai pas de droit de vote aux élections locales. Et je n’ai pas non plus eu le droit de voter le 1 juillet 2018 à la consultation citoyenne concernant l’acquisition par la ville de deux parcelles littorales.

Pourquoi la France me laisse-t-elle participer à la vie de ma ville et au financement du budget sans me donner le droit de m’exprimer aux élections locales ou à une consultation citoyenne ?

Pourquoi la France n’accorde-t-elle pas aux étrangers le droit de vote aux élections locales pour leur donner une voix et de l’influence démocratique sur les décisions locales qui les concernent directement ? Pour moi c’est complètement incompréhensible.

J’ai l’impression d’être mineure et sous tutelle de mes concitoyens français qui peuvent décider de l’avenir de ma ville d’adoption même s’ils y habitent peut-être juste depuis peu de temps. Je constate que la France souhaite l’intégration des étrangers mais cette intégration ne va pas jusqu’à la participation démocratique, on ne souhaite pas que les étrangers se mêlent de démocratie.

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Une partie de ce texte est déjà publiée sur mon blog le 28 juin 2018 sous le titre “L‘intégration s‘arrête à la participation démocratique”